Publié le 18/11/2009 à 16:59 par unvoyageursurterre
3- Le culte :
Définition du mot « culte » :
1- • Hommage rendu à une divinité, à un saint, à un animal ou à un objet sacré, etc.
2- • Cérémonie, pratique réglée par une religion pour rendre cet hommage.
3- • [Par extension] Religion. Le culte catholique, orthodoxe.
4- • [Figuré] Grande admiration, vénération portée à qqn ou à qqch.
3.1 : Pas de prédication : La prédication est dirigée vers l'assemblée, ce qui est contraire d'un culte rendu à Dieu. Le mot "culte" veut dire "rendre hommage à". Je crois que la prédication devrait être abolie. C'est l'édification qui doit prendre la place, mais encore là, pas dans un culte rendu à Dieu. L'édification devrait se faire en-dehors du culte. Le culte est un temps où tous se rassemblent pour honorer Dieu par des chants dirigés vers lui, des prières dirigées vers lui, des cantiques dirigés vers lui, des hymnes dirigés vers lui, de l'adoration dirigée vers lui, de la louange dirigée vers lui, des remerciements... dirigés encore vers Dieu. Tout le culte, dans les moindres détails, doit être dirigé vers Dieu. C'est ça un culte. Tout le reste devrait se faire à l'extérieur du culte.
La pratique de la prédication est moyenâgeuse. La réforme a conservé ses pratiques pour enseigner, voir, endoctriner les hommes et les femmes pour qu’ils ne retombent pas dans le catholicisme. Les réformés devaient lutter férocement devant une contre-réforme et le risque d’excommunication, provoquant ainsi un certain recul de la part de plusieurs anciens adhérants de la réforme religieuse. L’excommunication avait beaucoup plus d’impact qu’aujourd’hui : on pouvait êtres saisis de ses terres et de ses richesses.
Voici une brève définition :
• Action de prêcher. La prédication des apôtres.
• [Soutenu] Sermon.
• [LINGUISTIQUE] Formation du prédicat.
Maintenant, les synonymes :
– Évangélisation — apostolat, catéchèse, catéchisation, catéchisme, endoctrinement, évangélisation, ministère, mission, missionnariat, pastorale, propagande, propagation (de la foi), prosélytisme. • [Familier] caté.
– Sermon — homélie, instruction, prêche, sermon. • [Vieux] prône.
L’art de prêcher s’appel « homélie ». Voici une définition pour le moins, assez surprenante pour un dictionnaire :
• Commentaire par le prêtre d’un passage de l’Évangile lu juste avant.
• Leçon de morale longue, affectée et ennuyeuse.
C’est effectivement assez surprenant de constater que le mot « homélie » est associé à l’ennuie. Cependant, force est d’admettre que c’est très ennuyant de s’asseoir sur une chaise pour écouter quelqu’un parler pendant 45-60 minutes. Le croyant se fait « remplir », mais il ne contribue pas. On se plaint que les croyants ne servent pas en assez grand nombre dans nos assemblées, mais ils n’en ont pas l’occasion, à moins d’êtres libres d’autres journées de la semaine où ils peuvent se mettre en évidence. Ce que la très grande majorité des dirigeants d’églises protestantes et évangéliques ignorent complètement et ce, depuis des centaines d’années, c’est que l’église est un rassemblement de croyants sous un même dénominateur commun. Les chrétiens qui se rassemblent ont un besoin vital de se rendre utile, d’entrer en relation avec les autres, de servir à quelque chose. Demeurer planter debout devant sa chaise pendant la louange et demeurer planter assis sur sa chaise pendant la prédication en rebute de plus en plus. On a vraiment l’impression qu’on va à l’église assister à un plus ou moins bon spectacle, en plus de se faire bourrer la tête d’un enseignement partisan de la dénomination. Ce n’est pas ainsi que les apôtres concevaient l’église, mais j’ai abordé ce point dans la partie « non dénominationnelle ».
En conclusion : ce qui est le plus triste, c’est que le culte tourne tout autour de la prédication. Toute la préparation du culte se fait autour de la prédication et du prédicateur. Personnellement, je crois que cette formule en est une qui est caractérisée par un esprit sectaire : pas d’interaction lors de la prédication. On ne veut pas de gens qui intervient lors de l’homélie. C’est un monologue, c’est unilatéral et il n’y a pas de périodes de questions. C’est ce qu’on appel de l’endoctrinement dénominationnelle. Le prédicateur doit prêcher dans les cadres du crédo.
Le culte doit servir Dieu, pas l’homme.
Publié le 18/11/2009 à 16:58 par unvoyageursurterre
2- Non dénominationnelle :
Cette assemblée ne se dote pas d'un crédo qui limite l'expression de foi des uns ou des autres. On respecte la théologie de tous et chacun, pas de favoritisme théologique dans l'assemblée. Les enseignants peuvent émettre leurs opinions, mais doivent êtres le plus impartiaux possible. Les chrétiens devront composer avec des différences théologiques qui peuvent êtres diamétralement opposées aux leurs. Ce n'est pas la théologie qui doit diviser, mais l'épée qui tranche entre l'esprit de vérité et celui de l'erreur. Si un groupe de croyant ne croit pas en la divinité de Jésus, ou l'incarnation de Dieu, c'est le genre de division dont on ne devrait jamais se sentir coupable. Par contre, se diviser sur la question à savoir si Adam avait ou non un nombril est complètement absurde et puéril. Se diviser parce que l'un croit à une création en 6 jours et l'autre en millions d'années est aussi ridicule. C'est donc le respect des opinions et des convictions des uns et des autres sans aucun jugement. Cette église a comme objectif de se réunir sous le seul dénominateur commun, qui est Christ, le Dieu incarné en chair et en os qui a prit notre condamnation, mort et ressuscité pour nous justifier. Le reste est peu important.
Les dénominations et les crédos qui y sont rattachés empêchent tout esprit critique et ne permettent pas la libre expression de foi des uns et des autres qui peuvent êtres différentes. Un crédo devrait toujours être général et applicable pour tout le reste du monde chrétien. Les dénominations divisent et désunissent. Elles créées des élites. Elles tracent une ligne à ne pas franchir. Elles délimitent son territoire. Elles dictent la manière de penser, d’agir, de réfléchir et de prêcher. Elles obscurcissent les esprits, les empêchant de voir la réalité biblique et tout le monde chrétien qui les entoure. Elles sont responsables des jugements que les chrétiens font sur d’autres chrétiens. Les dénominations se disent les unes aux autres « je crois que c’est moi qui a la vérité et la vraie interprétation ». Les dénominations élèvent les uns et abaissent les autres. Elles ne s’associent pas entre elles. Elles refusent l’unité, sauf si les autres changent pour le mieux, c’est-à-dire, si les autres laissent tomber leurs dénominations pour la leur, la seule qui soit vraiment valable.
Les dénominations séparent, divisent, désunissent. Les dénominations disent ceci « moi je suis de Paul ». D’autres répondent « mais moi je suis d’Apollos ».
Publié le 18/11/2009 à 16:43 par unvoyageursurterre
Ma vision de l’Église
1- Direction ecclésiastique :
Un conseil d'anciens. Pas de pasteur principal. Parmi le conseil, on peut choisir de payer ou non une ou plusieurs personnes se rendant disponible pour le service à plein temps ou temps partiel. Ce conseil a pour but l'enseignement, l'édification, la prière, maintenir l'ordre dans l'assemblée (pas dans le sens de discipline, mais dans le sens de 2Tm.3.16-17 et pour ne pas qu'il y ait des réunions désordonnées où tout le monde parle en même temps).
La direction pastorale, ce sont les anciens en 1Tm3 et Tite 1. Il n’y a pas de « pasteur » unique dans une église. C’est une pratique qui se faisait parmi l’église catholique à l’époque carolingienne et fut conservée depuis, même dans la réforme. Ceux qui croient que la réforme s’est terminée au 16ième ou 17ième s, ont tout intérêt dans ce cas à retourner aux sources : le N-T. Il n’y a pas de « système pyramidale » dans l’église de Christ. Il y a Christ, la pierre angulaire, la tête du corps et ensuite, il y a le corps. C’est tout. Dans ce corps, il y a plusieurs organes, plusieurs fonctions. Mais tous ces organes fonctionnent autour de Christ, pas au service du pasteur. Il n’y a pas d’exemple dans le N-T de pasteur travaillant seul. On parle toujours d’anciens. Toujours au pluriel.
En conclusion : c’est une forme d’esprit sectaire que d’accepter un « système pyramidale », où l’église a un pasteur principal avec ou non des anciens sous lui, des diacres en-dessous encore et l’église qui forme le reste du triangle. Imaginez en effet un triangle :
- le haut du triangle : c’est là que se trouve le pasteur principal. C’est lui qui donne une direction; c’est lui qui a le dernier mot; il a plus de poids que tous les autres chrétiens; vous savez que c’est le pasteur principal de l’église quand vous entendez ce genre de phrase « qui est le pasteur de ton église » ou « mon pasteur a dit que… »; il a souvent le dernier mot et c’est son mot à lui qui est considéré comme la parole de sagesse au détriment des autres; c’est la figure dominante de l’église et ce, même si cette personne est la plus pieuse de toutes; il est la ressource, l’enseignant et celui qui fait de la relation d’aide; il est payé à plein temps; il est immunisé de tout soupçon : s’il abuse de son autorité envers une personne, c’est la personne qui a tort; son nom est inscrit sur l’affiche dehors avec les heures de réunions de cultes; il est la figure emblématique de l’église; il jouit d’un prestige que les autres chrétiens n’ont pas; le fonctionnement tourne autour du pasteur au lieu de fonctionner autour de Christ, même si le pasteur est bien intentionné; etc.…
- La partie sous le haut : Sont les anciens. Ils ne sont pas aussi spectaculaires. Ils sont moins axés sur l’apparition publique. Ils assistent le pasteur et ont une crainte de lui désobéir, croyant à tort qu’ils seront des rebelles devant la face de Dieu. Ils vivent facilement de la culpabilité s’ils osent réfléchir par eux-mêmes et constatent que le pasteur ne dit pas ou ne fait pas toujours de bonnes choses. Ils préféreront ne rien dire et laisser faire. Parfois, il y arrive que l’un d’entre eux en a assez et défie le pasteur. Celui-ci sera considéré très souvent comme quelqu’un qui se rebelle et qui est jaloux de l’autorité de ce dernier. J’ai assisté très souvent à des réunions de conseils pour pouvoir affirmer une telle chose. La pasteur croit souvent qu’il n’est pas responsable de ce qu’une personne l’accuse. Il croit très souvent que c’est l’autre qui a tort. Le pasteur principal croit naïvement qu’il est davantage investit de Dieu et que si on le conteste, c’est que l’ennemi cherche à lui faire du mal. Le pasteur fut tellement mit sur un piédestal qu’il lui vient très difficile de voir la réalité en face. Tous les prétendus obstacles qui se dressent devant lui viennent de l’ennemi, selon lui. C’est lui qu’on vise, car il croit fermement le passage qui dit que lorsqu’on fait du mal au berger et que celui-ci tombe, on fait tomber le troupeau avec. Le pasteur principal a souvent un côté narcissique très élevé. Quelques-uns d’entre eux auraient besoin de consulter un psychiatre afin de cerner le problème qui les domine. Mais attention : je n’en fais pas une généralité. Plusieurs pasteurs principaux ne sont pas déséquilibrés à ce point. Plusieurs font leur « travail » avec zèle et simplicité de cœur. Ils ignorent simplement quel est leur véritable rôle. La majeure partie d’entre eux ne connaissent pas l’histoire. Ils ne savent pas que ce rôle est apparu à l’époque carolingienne pour des raisons politiques et que ces pasteurs furent choisis par le roi.
Bien entendu, plusieurs connaissent l’histoire de l’église, mais là s’arrête leurs connaissances. Ils ne connaissent pas l’histoire tout court. Ensuite, ils croient pouvoir justifier cela avec appui biblique. Cependant, la Bible ne justifie pas du tout le rôle du pasteur, mais bien le rôle des anciens. Pas de pasteur principal, pas de pasteur unique, pas de système pyramidal (hiérarchie à peine voilée), seulement un conseil d’anciens parmi lequel un ou plusieurs anciens peuvent êtres rémunérés à plein temps.
C’est un sujet sur lequel je reviendrai, mais pour l’instant, je travail sur le prochain point : une église non-dénominationnelle.
Publié le 16/10/2009 à 03:09 par unvoyageursurterre
La théologie de Paul est contestable
2ième partie
Je reviens maintenant à la charge avec le même passage, mais cette fois, en tenant compte des commentaires bibliques. Donc, voici à nouveau le passage en question :
[i]1 Tm.2.12 : Il faut que les femmes reçoivent l’instruction en silence, avec une entière soumission.
1Tm.2.13 : Je ne permets pas à la femme d’enseigner ou de prendre autorité sur l’homme ; elle doit garder le silence, car Adam a été formé le premier, et puis Ève ;
13 (Jer) C’est Adam en effet qui fut formé le premier, Ève ensuite.
1Tm.2.14 : Et ce n’est pas Adam qui s’est laissé tromper, mais c’est la femme qui, cédant à la tromperie, a désobéi à l’ordre de Dieu.[/i]
Voici les commentaires bibliques :
•
Ici, le rappel du dessein du Créateur montre clairement que Paul ne fonde pas ce qu’il dit simplement sur la place assignée à la femme dans la société de son temps. Il se réfère plutôt à un principe d’une portée universelle et permanente [i](1Co 11:2-16 1 Corinthiens 11:2 Je vous félicite : vous vous souvenez de moi en toute occasion et vous suivez les instructions que je vous ai transmises.
1 Corinthiens 11:3 Cependant, je veux que vous compreniez ceci : le Christ est le chef de tout homme, le mari est le chef de sa femme, et Dieu est le chef du Christ.
1 Corinthiens 11:4 Si donc, pendant le culte, un homme a la tête couverte lorsqu’il prie ou donne des messages reçus de Dieu, il déshonore le Christ.
1 Corinthiens 11:5 Mais si une femme est tête nue lorsqu’elle prie ou donne des messages reçus de Dieu, elle déshonore son mari ; elle est comme une femme aux cheveux tondus.
1 Corinthiens 11:6 Si une femme ne se couvre pas la tête, elle pourrait tout aussi bien se couper la chevelure ! Mais puisqu’il est honteux pour une femme de se couper les cheveux ou de les tondre, il faut alors qu’elle se couvre la tête.
1 Corinthiens 11:7 L’homme n’a pas besoin de se couvrir la tête, parce qu’il reflète l’image et la gloire de Dieu. Mais la femme reflète la gloire de l’homme ;
1 Corinthiens 11:8 en effet, l’homme n’a pas été créé à partir de la femme, mais c’est la femme qui a été créée à partir de l’homme.
1 Corinthiens 11:9 Et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais c’est la femme qui a été créée pour l’homme.
1 Corinthiens 11:10 C’est pourquoi, à cause des anges, la femme doit avoir sur la tête un signe marquant ses responsabilités.
1 Corinthiens 11:11 Cependant, dans notre vie avec le Seigneur, la femme n’est pas indépendante de l’homme et l’homme n’est pas indépendant de la femme.
1 Corinthiens 11:12 Car de même que la femme a été créée à partir de l’homme, de même l’homme naît de la femme, et tout vient de Dieu.
1 Corinthiens 11:13 Jugez–en vous–mêmes : est–il convenable qu’une femme soit tête nue lorsqu’elle prie Dieu pendant le culte ?
1 Corinthiens 11:14 La nature elle–même vous enseigne qu’il est indécent pour l’homme de porter les cheveux longs,
1 Corinthiens 11:15 tandis que c’est un honneur pour la femme de les porter ainsi. En effet, les cheveux longs ont été donnés à la femme pour lui servir de voile.
1 Corinthiens 11:16 Mais si quelqu’un désire encore discuter à ce sujet, qu’il sache simplement ceci : ni les Églises de Dieu, ni nous–mêmes n’avons d’autre coutume dans le culte.[/i]
). De plus, l’apôtre déduit de la tragédie de la chute que la femme est plus facilement séduite que l’homme. Aussi n’est-ce pas sa place de diriger en tranchant elle-même les questions de doctrine ou de comportement de la communauté chrétienne. (Notez cependant que c’est le privilège de la femme d’enseigner les enfants et les jeunes femmes. (2Ti 1:5 Je garde le souvenir de la foi sincère qui est la tienne, cette foi qui anima ta grand–mère Loïs et ta mère Eunice avant toi. Je
suis persuadé qu’elle est présente en toi aussi.; 3:14,15 Quant à toi, demeure ferme dans ce que tu as appris et accueilli avec une entière conviction. Tu sais de quels maîtres tu l’as appris. ; Ti 2:3,4 De même, dis aux femmes âgées de se conduire en personnes qui mènent une vie sainte. Elles doivent éviter les propos malveillants et ne pas être esclaves du vin. Qu’elles donnent de bons conseils; qu’elles apprennent aux jeunes femmes à aimer leur mari et leurs enfants.)
Les commentateurs donnent l’impression d’êtres des littéralistes bibliques. Je respecte cela, mais la position que nous prenons au niveau du style littéraire influencera le reste de notre théologie. Avec les passages cités par les commentateurs, il faut croire que toutes les églises occidentales sont dans l’erreur et vont à l’encontre du plan divin. Bien que c’est écris ci-haut, laissez-moi vous les rappeler :
[i]
- 1 Corinthiens 11:4 Si donc, pendant le culte, un homme a la tête couverte lorsqu’il prie ou donne des messages reçus de Dieu, il déshonore le Christ.
1 Corinthiens 11:5 Mais si une femme est tête nue lorsqu’elle prie ou donne des messages reçus de Dieu, elle déshonore son mari ; elle est comme une femme aux cheveux tondus.[/i]
Il est difficile, à la lumière de ce passage, de considérer nos assemblées conformes à la pensée de l’apôtre Paul. Il semble, selon la lecture que nous en faisons, qu’il s’agit de la coutume connue de l’apôtre Paul et de ses contemporains, comme il le dit lui-même :
- 1 Corinthiens 11:16 Mais si quelqu’un désire encore discuter à ce sujet, qu’il sache simplement ceci : ni les Églises de Dieu, ni nous–mêmes n’avons d’autre coutume dans le culte.
Mais voici un commentaire biblique à ce sujet que j’ai trouvé intéressant sur ce dernier passage (NCB) :
•
L’enseignement de Paul ne lui est pas particulier, mais il est commun à toutes les autres Églises locales (cf. 14.33,36). Comme Églises de Dieu elles sont soumises à Son gouvernement. S’habiller décemment est un principe chrétien dont la validité est permanente, car l’allure extérieure reflète l’attitude intérieure. La manière dont ce principe s’exprime en détail variera d’un lieu à l’autre et d’une époque à l’autre.
Je suis assez d’accord avec ce commentaire, car c’est le principe qu’il faut relever et non les éléments en présence écrits noir sur blanc. Évidemment, s’habiller convenablement dépend de la culture de notre époque et de notre contexte géographique. La manière de faire, c’est-à-dire, la méthodologie, elle, doit être malléable. Il ne faut pas imposer des coutumes qui se trouvent dans le N-T ou l’A-T pour se croire conforme à la pensée de Paul. Ça revient au commentaire que j’ai fais dans la première partie, soit, ne pas confondre « principe » et « méthode ». Le premier est permanent, le deuxième est sujet à changement ponctuel.
Oui, je crois que Paul était un misogyne, mais un misogyne qui allait de pair avec la société très patriarcale et fermée du judaïsme. Les premières églises ont bénéficié de l’enseignement de Paul, mais elles l’ont aussi subit. Elles ont prit l’homme de Dieu tel qu’il l’était, avec ses torts et travers, ainsi que ses bons côtés. Paul a imposé une manière de voir la femme dans l’église, selon les coutumes juives et non romaine et grecque de son époque. Bien que les sociétés aient été majoritairement patriarcales, les juifs étaient les champions de la misogynie. Je sais que c’est très péjoratif l'emploi du mot "misogynie", mais il faut reconnaître que la place de la femme dans la société et dans l’église a été intimement liée dans l’histoire, jusqu'à tout récemment et même encore aujourd’hui.
Paul laisse parler son interprétation biblique de la Genèse pour en venir à cette conclusion sur la place de la femme. Ses arguments sont assez pauvres à mon sens à moi et il est très possible que l’apôtre ait changé de point de vue au fil du temps, comme il nous arrive à tous de changer notre fusil d’épaule au cours de notre vie concernant certaines théologies. Je crois que Paul se trompe de cible quand il se réfère à la Genèse, car cette dernière n’a pas la prétention de raconter des faits historiques. D’autant plus que son style littéraire est emprunté sur la littérature que l’on retrouvait dans la bibliothèque d’Hammourabi. Le style littéraire à l’époque d’Hammourabi était très mythologique. On trouve une histoire très ressemblante au déluge dans les recueils babyloniens et pourtant, l’apparition de cette histoire dans la Bible fut au plus tard dans l’histoire, rédigée en 1407 av. J-C. La même histoire, version babylonienne fut rédigée dans les années 1790 av. J-C. Il semblerait, à la lumière des découvertes fait en ce sens, que plusieurs récits de la Genèse sont empruntés des récits babyloniens et de d’autres peuples contemporains. On sait que l’écriture est apparue vers 3500 av. J-C. Le peuple juif n’existait pas à cette époque. Aucune écriture juive n’existait non plus, évidemment. Pourtant, déjà, des peuples contenaient par écrits des récits de la création et du déluge et ce, bien avant les premiers écrits des patriarches du peuple qui allait devenir Israël.
Alors, ce que Paul raconte est, pour moi, basé sur ce qui serait potentiellement un style littéraire que l’on appelle « symbolisme ». Je n’affirme pas que ce soit cela, mais la possibilité que le style littéraire soit du « symbolisme » est à considérer sérieusement. Alors, quand Paul se réfère à la Genèse, il n’a certes pas un esprit scientifique, ni la prétention d’être un historien, ni un connaisseur en écritures anciennes. La manière de lire la Genèse pour les juifs est strictement littérale. Il n’y a jamais eu d’autre façon de considérer les récits des origines. Toutefois, avec la connaissance d’aujourd’hui, il est facile de contre-argumenter l’apôtre Paul, puisque nous savons qu’il est impossible de prouver l’historicité des récits de la Genèse. Il n’y a rien que l’on puisse vérifier et que nous puissions affirmer avec preuves à l'appui. C’est l’une des raisons pourquoi le créationnisme pseudo-scientifique n’est qu’une supercherie et une secte religieuse qui cherche à endoctriner les enfants dans les écoles américaines. Il ne faut pas laisser faire cela chez nous, c’est très dangereux pour une réelle réflexion et la critique constructive qui mène vers le progrès.
Bien que je me sois éloigné un peu du sujet, je crois que cette précision s’imposait.
3ième partie bientôt… fort possiblement début novembre (je serai en vacances à partir du 16 oct jusqu'au 2 nov.)
Si j'ai accès à internet, je ferai part de la troisième partie.
Publié le 15/10/2009 à 23:56 par unvoyageursurterre
La théologie de Paul est contestable
Première partie
La Bible est, pour moi et beaucoup de chrétiens, totalement inspirée de Dieu. Cependant, est-ce que chaque parole prononcée est inspirée de Dieu? Je n’en suis pas si certain. Par exemple, si Satan prononce une parole, il est clair qu’il n’est pas inspiré de Dieu. Ce sont les écritures qui sont inspirées de Dieu, pas les personnages (2 Timothée 3.16-17). Ce qui me dire que tout ce que dit Paul, n’est pas automatiquement approuvé comme soufflé par Dieu lui-même. Je crois en effet que Paul émettait ses opinions, comme nous le faisons vous et moi. Certaines de ses théologies me laissent perplexe, en voici quelques passages :
[i]
1 Tm.2.12 : Il faut que les femmes reçoivent l’instruction en silence, avec une entière soumission.
1Tm.2.13 : Je ne permets pas à la femme d’enseigner ou de prendre autorité sur l’homme ; elle doit garder le silence, car Adam a été formé le premier, et puis Ève ;
13 (Jer) C’est Adam en effet qui fut formé le premier, Ève ensuite.
1Tm.2.14 : Et ce n’est pas Adam qui s’est laissé tromper, mais c’est la femme qui, cédant à la tromperie, a désobéi à l’ordre de Dieu.[/i]
Je m’arrête à ce passage.
Personnellement, si on prend ce passage, je crois que c’est l’opinion de Paul. Bien entendu, Paul avait une autorité en tant qu’apôtre et cela, on ne peut la lui enlever. L’église a été érigée en grande partie grâce à l’apôtre Paul. Cependant, ça ne signifie pas que tout ce qu’il disait était sous l’inspiration de Dieu. Ses actions furent placées sous sa propre loupe et ensuite, par écrits, furent consignées par les croyants des églises apostoliques dans le canon du N-T au début du troisième siècle de notre ère.
L’apôtre Paul dit bien « Je ne permets pas à la femme… » Pour moi, c’est un discours de misogyne. Aujourd’hui, si Paul tenait ce discours en 2009, il serait fustigé par des groupes féministes, par des chrétiens, par des politiciens, par les athées et ainsi de suite. Peut-être son discours ne serait pas le même. Il devait tenir compte de son époque, de son contexte géoculturel, mais aussi, il était en proie à être influencé par son passé pharisien et religieux.
Ma critique n’est pas contre Paul, mais contre l’utilisation dogmatique de la théologie de Paul par certains chrétiens, comme si la femme n’avait pas de place dans l’église. Je crois que ce discours est faux et ne vient pas de Dieu. N’oublions pas certains éléments importants :
-
Rien ne prouve qu’Adam et Ève soient réellement historiques. L’apôtre Paul n’avait pas ces preuves plus que nous. C’est une opinion personnelle de croire qu’Adam et Ève soient historiques. Le créationnisme ne peut prétendre être scientifique, d’autant plus que le créationnisme n’au aucune méthodologie scientifique. C’est une secte philosophique, rien d’autre. Par contre, nous n’avons pas à nous opposer à un créationnisme théologique. Celle-ci permet une lecture littérale, mais ce créationnisme n’est pas obnubilé par une seule interprétation et ne se prétend pas être scientifique.
-
Dieu a rendu coupable de manière égale chacun des personnages impliqués. Il n’y a pas qu’Ève qui fut punie, mais Adam aussi. Et puis, Adam était présent à côté de sa femme, alors que cette dernière était soumise au doute par Satan. Dieu a bien donné la responsabilité spirituelle à l’homme en lui donnant des indications sur les conséquences de la désobéissance. Il se devait donc d’intervenir et protéger sa femme de la chute, mais il ne l’a pas fait. Dans ce cas précis, je crois que chacun peut avoir son opinion personnelle. Dans mon cas, je crois que c’est Adam qui portait la plus grosse responsabilité, mais les deux ont eu des conséquences, selon leur rôle.
-
La connaissance était limitée. Par exemple, la Bible mentionne dans l’A-T que c’est le Soleil qui tourne autour de la Terre. Les progrès de la science nous démontrent que cela est faux. Nous savons tous aujourd’hui, incontestablement, que c’est bien la Terre qui tourne autour du Soleil et que la Terre n’est pas le centre de l’univers. L’enseignement à retirer n’est pas d’ordre scientifique ni en astronomie. L’enseignement que nous en retirons, c’est que les hommes sont le centre d’intérêt pour Dieu et que tout a été conçu par Dieu pour les hommes. C’est pour cette raison que nous comprenons que le style littéraire est important à saisir, afin de ne pas prendre un passage au pied de la lettre. Quand on pense que des hommes furent brûlés sur le bûcher pour avoir osé affirmer que c’est la Terre qui tourne autour du Soleil, nous comprenons aujourd’hui tout cet obscurantisme religieux qui tenaille ceux qui sont trop attachés à la lettre plutôt qu’au gros bon sens. Alors, Paul aussi était limité, comme tous ses contemporains. La connaissance de Paul est très petite par rapport aux gens instruits d’aujourd’hui, mais il était très érudit pour les gens de son temps à lui.
Pour revenir à ce passage, je demeure persuadé que c’est tout de même une opinion de l’apôtre Paul. Ce qui ne signifie pas qu’il n’y a pas un principe qui se cache derrière ses affirmations :
- Une de ces choses, c’est que
nous devons respecter la culture d’église à laquelle nous appartenons, puisque celle-ci appartient à un groupe culturel et à une époque avec ses mœurs et ses connaissances limitées. - Que l’église est en mutation constante : au début, il fut tout à fait d’usage de penser et de mettre en application des méthodes que l’on retrouvait dans le temple à Jérusalem. Il ne faut pas oublier que seuls les hommes juifs avaient le droit de se rendre au temple et discuter de la Parole de Dieu. C’était une innovation que les femmes et les hommes se retrouvèrent sous un même toit. Les femmes avaient donc acquis un droit d’écouter ce que les hommes enseignaient. Il fallait donc respecter le niveau de connaissance et d’évolution spirituelle de cette époque. Il serait cependant injuste de prendre ce même passage et de chercher à l’appliquer à notre époque. Ce serait aller à l’encontre de la maturité spirituelle de l’église, contre le développement de l’autonomie des chrétiens et de leur identité en Christ.
- Confusion entre « méthode » et « principe » : les principes des lois de la physique sont immuables. Les lois spirituelles sont comme les lois de la physique : elles ne changent pas et elles transcendent les époques. Les méthodes sont sujet à changement, car elles doivent se soumettre aux changements et à l’évolution de la société. On ne peut pas appliquer une méthode qui se pratiquait en 1625 pour notre époque à nous. Il faut toujours demeurer contextuel. C’est comme si vous désiriez attirer des jeunes à votre assemblée en chantant des chants de Théodore De Bèze dans votre église. C’est une méthode qui ne fonctionne pas. Il faut avoir des méthodes actuelles pour attirer des jeunes à votre assemblée.
Donc, ce qui se pratiquait à l’époque de l’apôtre Paul concernant la femme dans l’église, ce n’était pas une vérité, mais une méthode appliquée selon les circonstances du moment, de l’époque et en tenant compte que l’église débutait.
Ce qui était bien à l’époque de l’apôtre Paul n’est pas nécessairement une vérité pour notre époque. C’est pour cela que je n’empêcherais pas la femme d’être très active dans l’assemblée locale. Je n’utiliserais pas le passage en question pour réduire la femme au silence à l’église, car ce n’est pas réellement le message que Dieu a à nous faire parvenir par ce passage. Paul a énoncé une opinion qui pouvait s’avérer juste dans les circonstances de cette église à cette époque. Il ne faut pas critiquer cela. Il faut plutôt viser cette fausse croyance qui dit que c’est une doctrine biblique. C’est faux.
La suite prochainement…
Publié le 09/10/2009 à 01:42 par unvoyageursurterre
1 Timothée 4:12 Que personne ne te méprise parce que tu es jeune ; mais sois un exemple pour les croyants, dans tes paroles, ta conduite, ton amour, ta foi et ta pureté.
Voici le commentaire que j’ai fais sur le fil ouvert par Fabien au sujet des jeunes et l’église. Mais d’abord, voici en ouverture de discussion, une question à débattre, posée par l’initiateur du fil :
[i]J'aimerai, quand le temps le permettra, qu'on aborde le débat "le rôle des jeunes dans l'église d'aujourd'hui" car on dit trop souvent qu'ils sont l'église de demain.
Pour vous, est-ce que les jeunes on une place dans l'église d'aujourd'hui on ne sont-ils que des stagiaires pour demain ?
J'aimerai cibler tout le monde et pas que les jeunes. Il serait intéressant d'avoir l'avis des jeunes quant à leur place dans l'église; ce qu'elle permet qu'ils fassent et ce qu'ils ne peuvent pas faire, comment ils sont perçus par les plus âgées ... Et aussi comme les adultes voient les jeunes et à quoi "servent"-ils pour eux, dans l'église.
Car j'ai l'impression qu'on attend du jeune qu'il soit parfait dès qu'il commence et s'il se plante, on lui pardonne 1 ou 2 fois, mais pas 3. Concluant vite qu'il n'est pas fait pour ça.
A l'inverse, des jeunes pensent qu'il serait bon de faire des cultes uniquement pour jeunes avec un pasteur de jeune (jeune) et où les jeunes feront tout. C'est tout aussi destructeur.[/i]
Maintenant, mon commentaire en réaction à la question de Fabien :
Dans beaucoup d'églises on méprise plus ou moins subtilement la jeunesse. Ce sont les vieux qui contrôlent l'église et y érigent leur petit confort. Ne les dérangez pas et surtout, ne leur proposez pas de changement, ils sont bien dans leurs habitudes.
Vous voulez un truc pour savoir comment reconnaître une église qui se complaît dans les habitudes? Observez, dimanche après dimanche, et vous verrez les mêmes personnes assises aux mêmes places. La recherche du confort est subtile en nous et nous ne nous en rendons pas compte. Le changement fais peur, car il demande de sortir de la zone de confort. Plus on vieillit, plus on recherche le confort, la sécurité et la stabilité. Les jeunes sont plus versatiles, plus en mouvement et sujet à des changements. Ça dérange beaucoup les personnes qui vieillissent.
Beaucoup de personnes d'un certain âge sont réticent à donner une place importante aux jeunes et utilisent des prétextes qui soulagent leur conscience. Les jeunes qui veulent exercer un ministère dans l'église, doivent se conformer entièrement à la manière de penser et de faire des plus vieux. Les vieux ne sont pas maléables. Ils exigent la soumission, mais à cause de leur âge, ils ne se soumettent plus.
Il y a peu de place pour les jeunes dans l'église. Il y a de moins en moins de jeunes intéressés par la vie d'église car celle-ci semble conçue pour les vieux, les dirigeants, les légalistes, les encrôutés et les lécheux de bottes. Les autres, c'est-à-dire, ceux et celles qui vivent en toute simplicité de coeur, ainsi qu'une vie chrétienne sans histoire et ayant le coeur à la bonne place, n'occupent pas de place importante dans l'église et même, sont souvent laissés de côté.
Vous trouvez que j'exagère? Pas du tout. C'est exactement la réalité et je le sais pour l'avoir subi et pour avoir travailler dans l'église avec des jeunes (ado et jeunes adultes) pendant de nombreuses années. Vous trouvez que votre église à vous n'est pas comme je le dis? Dans ce cas, quel âge avez-vous? Parce que les jeunes n'ont jamais pu trouver leur place dans l'église, sauf si, comme à la petite école, ils jouent les "choux-choux" avec ceux qui représentent l'autorité.
Même lorsque j'allais à l'église, je ne dressais pas un beau portrait de celle-ci, tout comme mes amis fréquentant différentes églises et de différentes dénominations. Mais il y aura toujours quelqu'un pour venir dire "ben moi à notre église, les jeunes sont nombreux et impliqués et bla bla bla", de peur que mon message décourage les jeunes. On cherchera à équilibrer les choses pour atténuer ce que je dis. Bravo aux exceptions! Mais encore une fois, quel âge avez-vous pour affirmer cela? 40? 45? 50? Davantage? Ça serait bien d'avoir l'avis des adolescents et des jeunes adultes!
En réaction à mon commentaire, un autre forummeur du TopC me demande quelle est la solution pour changer cette situation, voici sa réaction :
Re: Les jeunes et l'église.
de yosef le 5/10/2009 04:20
Bonjour Montréal.
Dans une assemblée locale (pour ne pas dire église), as-tu une solution qui pourrait aider les jeunes à sortir de ce cercle?
Je suis à 100% d'accord avec ton post et particulièrement dans le milieu que je fréquente actuellement les vieux ont régné en taxant de rebelle tous ceux qui ne pensaient pas comme eux. Beaucoup de jeunes sont partis ailleurs et la majorité des jeunes qui sont restés font la basse besogne et des tâches qui ne nécessitent même pas d'être un converti pour les assumer.
Quelle est donc la solution? S'il y'en a une.
J’ai souligné et mis en gras le mot clé de ce commentaire. Je vais reprendre point par point.
1-
Dans une assemblée locale (pour ne pas dire église), as-tu une solution qui pourrait aider les jeunes à sortir de ce cercle?
Rép. : Il serait injuste de dire que la solution vient unilatéralement des jeunes, puisque la plus grande responsabilité vient des dirigeants d’églises et de toutes les personnes qui croient que l’église locale leur appartient de droit.
-
Le but
Je propose que les jeunes se mobilisent et rencontre leur conseil d’église. Si l’église est dirigée par un seul pasteur/ancien, il faut demander à ce que le pasteur/ancien soit accompagné de plusieurs personnes d’influences dans l’église locale, mais aussi, de personne neutres, toujours de l’église locale. Les neutres, ce sont ceux qui acceptent le leadership de l’église, mais qui ne semble pas avoir d’objection à ce que les jeunes s’impliquent activement dans toutes les sphères ecclésiastiques.
Le but de cette mobilisation, c’est d’expliquer la situation et de la corriger. Personnellement, j’ai été directement impliqué dans ce genre de processus. Si vous n’êtes que deux ou trois, vous ne serez pas pris au sérieux. Il faut être une majorité de jeunes. Autrement dit, si vous êtes 100 jeunes dans une église de 400 personnes, il faudrait qu’il y ait au moins 20% des jeunes présents à ce genre de réunion, tout en ayant l’appui des 80 autres, avec signatures s’il le faut. Il n’est pas nécessaire dans ce cas que tous les jeunes soient présents. Ça fait trop de monde, à moins d’être dans une église de moins de 120 personnes.
Sur les 20 jeunes présents, il faut qu’il y ait 4-5 personnes désignées pour êtres les « haut-parleurs », les représentants des jeunes qui s’adresseront et répondront « aux vieux ». Les autres dans cette réunion sont ceux qui supporteront les représentants, prenant à l’occasion la parole.
- Méthodologie :
Il faut être très bien préparé pour ce genre de rencontre, sinon, vous ne serez pas pris au sérieux :
- Expliquer la problématique sur papier, avec des points précis
• Les griefs, de manière précise et non accusatrice
• Recherche méticuleuse, mais résumé avec clarté, toujours par écrit
• Distribuer vos idées et recherches aux représentants des « vieux », vous assurant que chacun de vos supporteurs possèdent le document, afin qu’ils puissent suivre le déroulement avec davantage de facilité, mais aussi, afin qu’ils puissent êtres très bien préparés à réagir. Idéalement, il est préférable que les représentants des jeunes s’entretiennent déjà à quelques reprises avec les représentants ecclésiastiques et leur fassent part de leur document, afin que les ecclésiastes aient aussi le temps de se préparer, afin de ne pas être pris par surprise, car dans ce cas, ils ne pourront pas avoir de réponse mieux réfléchie à fournir et ce n’est pas dans votre intérêt.
• Proposer une rencontre cordiale entre jeunes et vieux
• Ne pas considérer les « vieux » comme des ennemis, mais comme des Co-ouvriers, afin qu’ils reconnaissent votre bonne volonté.
• Choisir ses mots : au lieu de « mépris », j’utiliserais « manque de considération ». Cela fait plus sérieux et moins accusateurs.
• Plus vous allez vous montrer préparés, que vous maîtrisez très bien votre « dossier » et que vous exprimez clairement, de manière succincte et directe vos propos, plus vous obtiendrez la considération des plus âgés. Il faut toujours demeurer circonspect.
Personnellement, j’ai des propositions de réforme d’église pour aider les jeunes, mais on ne réforme pas une église de l’intérieur si nous agissons comme des belligérants. On réforme en association et le processus prend beaucoup de temps dans la majorité des cas.
Dans les églises, une réforme ecclésiastique doit être faite, afin :
-
d’éviter les abus d’autorité : les décisions ne proviennent pas d’un clergé, mais de l’ensemble des croyants. La bonne marche d’une église n’est pas strictement réservée à une élite, mais à l’église.
-
d’éviter la hiérarchisation : ressembler au modèle ecclésiastique voulu par la tête dirigeante, Christ. Les églises fonctionnent avec un pasteur et des hommes de 2ième classe qui le supporte. Cela peut provoquer une hiérarchie où rien ne peut être fait sans l’accord de ce dernier. Les chrétiens sont libérés du joug, mais on a tendance à leur imposer un joug interne qui n’a pas lieu d’être. Le Saint-Esprit se répand sur tous les croyants, pas juste un homme. Être pasteur ne lui confère pas d’onction ni de privilège spécial dans le N-T. Ce sont les hommes qui, au travers les siècles, ont conféré un statut spécial à une personne qu’on a nommé « curé », « évêché » ou « pasteur ». Cela concordait avec la vision du moyen-âge, mais pas avec le N-T. Aujourd’hui, nous devons poursuivre cette réforme et la rendre au mieux que possible et conforme à la volonté du N-T (Tite; 2Tm.3).
Toutefois, une réforme ne se fait pas aussi facilement et tout seul. Il est préférable de chercher des collaborateurs pour agi en ce sens. Il faut toujours êtres méticuleusement préparés pour exprimer ses idées à des personnes influentes, mais aussi aux masses. Et puis, il faut gagner une bataille à la fois. Dans le cas des jeunes, c’est de gagner leur place dans l’église et qu’ils soient considérés comme faisant partie intégrante de la direction que prendra leur assemblée locale.
Lorsque des jeunes arrivent à gagner la crédibilité de la majorité, ils peuvent justifier certains changements dans leur église. Par exemple, la prédication : au lieu de prêcher et de bourrer le crâne pendant 45-60 minutes des gens dans la salle, pourquoi ne pas avoir ce temps pour faire un enseignement interactif? C’est bien plus facile de garder les gens concentrés sur l’enseignement et puis, on donne enfin un droit de parole aux membres, malgré tous les risques que cela peut encourir. Mais la liberté de don est très peu mis en valeur dans nos assemblées, ce sont toujours les mêmes qui se prévalent d’un droit puissant qui leur confère toute notoriété et qui les exempt de tout soupçon lorsqu’ils font de quoi de mal et de répréhensible : le droit de parole. Quand ce droit est partagé, la hiérarchisation s’effrite, les dons sont plus mis en valeur et on apprend à connaître les gens. Ce n’est qu’une suggestion. Ça peut se faire autrement que ce que je propose, il ne faut jamais se limiter.
Mais pour arriver à exercer des changements, il faut :
- être méticuleusement bien préparé et avoir des appuis scripturaires ou de gros bon sens.
- être patient et accepter que les changements puissent prendre des années.
- être circonspect
- être clair
- chercher à agir en collaborateur et non en opposition
- ne pas chercher à tout chambarder, mais y aller un changement à la fois
- ne pas rechercher une position d’autorité, mais de chercher à agir dans un groupe de collaborateurs, jeunes et vieux.
2-
Je suis à 100% d'accord avec ton post et particulièrement dans le milieu que je fréquente actuellement les vieux ont régné en taxant de rebelle tous ceux qui ne pensaient pas comme eux.
Rép. : Dans un cas comme ça, on peut parler d’un esprit sectaire. Je ne qualifie pas l’église dont tu parles de « sectaire », mais d’un esprit sectaire, nuance. Dans ce genre de milieux, on a peur du changement ou d’avoir peur de ce que j’appelle les « 3 C » et je m’explique :
1-
Caractère : conforme à ce que Paul demande à un jeune comme Timothée dans le verset que je vous ai partagé en haut complètement :
• Un exemple pour les croyants dans
- les paroles
- la conduite
- l’amour
- la foi
- pureté
2-
Compétences : Ce n’est pas simplement « savoir faire », mais bien plus concernant la « fidélité », voici des versets intéressants :
Luc 12.42- 44 Quel est donc le serviteur fidèle et intelligent ? En voici un que son maître va charger de veiller sur la maison et de donner aux autres serviteurs leur part de nourriture au moment voulu. Heureux ce serviteur si le maître, à son retour chez lui, le trouve occupé à ce travail ! Je vous le déclare, c’est la vérité : le maître lui confiera la charge de tous ses biens.
Et puis, il faut d’abord que les jeunes agissent ainsi :
Luc 19.17 Le roi lui dit : C’est bien, bon serviteur ; puisque tu as été fidèle dans de petites choses, je te nomme gouverneur de dix villes.
Pour se voir confier de grandes responsabilités, il faut prouver sa fidélité dans les petites. Je ne parle pas de laver les toilettes (quoi que cela peut très bien être une tâche qui prouve la fidélité), mais de tâches comme enseigner les jeunes à l’école du dimanche (ce n’est qu’un exemple). C’est de cette façon qu’on se bâtit une crédibilité.
Le mot « compétence » rime avec « savoir-faire » dans la vie courante. Toutefois, dans l’église pour notre Seigneur (je parle de Dieu et non de ceux qui se pensent Seigneur dans leurs fonctions ecclésiastiques), c’est la fidélité qui répond le mieux à la compétence.
3-
Connaissances : La connaissance de Dieu et non simplement la connaissance des choses concernant Dieu. Méditer sur la personne de Dieu, s’adresser à lui comme une personne avec qui on converse.
Ces 3 « C » que les jeunes possèderaient peuvent faire peur aux plus vieux, car ils menacent leur position qu’ils croyaient acquise. Le dynamisme de la jeunesse peut faire refléter aux plus vieux leur inaction et leur relâchement. Souvent, ce qui se produit, c’est que les plus vieux se confortent dans de vielles habitudes et croient que leur place est acquise. Ce ne sont plus le caractère exemplaire, ni les connaissances, ni les compétences qui fait que ces hommes et ces femmes d’un certain âge (que ce soit 45-50-60 ou plus) qui leur confère les positions clés dans l’église, mais une fausse croyance de droit acquis, parce qu’ils ont établit leur pouvoir et leur droit de veto, comme s’ils avaient des droits juridiques dans l’assemblée locale. Plusieurs agissent comme s’ils avaient une autorité légale et qu’ils étaient en droit d’accepter ou non une personne dans une fonction. Plusieurs d’entre eux agissent d’une manière arbitraire, parce qu’ils se sont forgés une fausse croyance de droits acquis, comme si leur position leur appartenait. Ils ne réalisent plus qu’ils furent privilégiés de servir Dieu. Ils croient, au contraire, que c’est un privilège pour les membres de l’élise de les avoir à cette position. Ils se croient donc indispensables et ont cette fâcheuse tendance à rendre coupable tous ceux qui menaceraient, par des idées nouvelles, leur position devenue dictatoriale.
Quel danger pour une église lorsqu’un ou plusieurs dirigeants ou des personnes d’influences dans l’église locale pensent qu’ils sont indispensables, voir même, croire qu’ils sont un privilège que Dieu fait à l’église. Ils ne réalisent plus que c’est le contraire. C’est-à-dire, que c’est Dieu qui leur a accordé un privilège en leur accordant le statut de « serviteurs ». Quel dommage que des personnes d’influences puissent croire qu’ils sont indispensables pour le bien de l’assemblée. Ils ne réalisent même plus que c’est Jésus la tête de l’église et que c’est lui qui est indispensable. Lorsque l’église tourne autour de ses dirigeants et de ses personnes d’influences, c’est qu’elle ne tourne plus autour de la tête, Christ. L’attention est portée sur l’égo de ces gens et non sur Christ. Les vrais dirigeants ne sont presque pas apparents dans une assemblée. Ils agissent toujours d’une manière désintéressée. Toutefois, ce n’est pas commun de rencontrer ce genre de dirigeants.
Les jeunes qui ne peuvent pas s’établir et trouver leur place dans l’église, c’est parce qu’ils sont confrontés à ce genre de problématique qui tenailles beaucoup d’églises locales. Toutefois, il est possible que certaines églises agissent en pensant que les jeunes ne sont pas intéressés à la vie d’église. Dans ce cas, ce sont aux jeunes à démontrer clairement leur intérêt avec la bonne attitude.
Je vais arrêter ici…
Publié le 16/09/2009 à 19:29 par unvoyageursurterre
Les 4 aspects de l’équilibre
D’après
Luc.2.52
(BFC) Et Jésus grandissait, il progressait en sagesse et se rendait agréable à Dieu et aux hommes.
Ce verset semble banal, car il ne fait que relater brièvement la vie de Jésus avant son ministère. Toutefois, nous y trouvons 4 éléments fondamentaux pour l’équilibre de tout être humain. Analysons ces 4 aspects en les nommant par la lettre « S » :
Les 4 « S »
1- Stature : Jésus grandissait physiquement. La plupart des gens naissent sans aucun handicap physique et donc, progressent normalement. Il semble que ce fut le cas de Jésus.
•
Handicap Physique
Toutefois, toutes les personnes ne bénéficient pas de ce que nous considérons comme une normalité. D’autres personnes sont malheureusement réduites sur le plan physique. Plusieurs personnes naissent avec des handicaps plus ou moins importants. Alors que d’autres le sont accidentellement ou régressent au lieu de progresser normalement sur cet aspect. Notre physique peut jouer un rôle important sur l’estime et la valeur que se donne la personne handicapée comme la personne non handicapée.
•
Handicap par comparaison
Pour d’autres personnes, bien qu’elles n’aient pas d’handicap, elles se considèrent handicapées en se comparant à des personnes qui, d’après des standards bien subjectifs, auraient une apparence plus agréables qu’elles. Je connais des hommes qui sont très petits et ces derniers tentent de pallier à cet « handicap » par des comportements et des attitudes d’autorité. Il est remarquable de constater que bien des hommes de petites tailles occupent des postes élevés. Cela permet, selon la perception de ces hommes concernés par leur petite taille, de confirmer leur virilité d’hommes. Malheureusement, ça ne règle pas leur problème de perception. Avoir ou non un poste élevé ne les fera pas grandir pour autant. De même, les femmes qui ont un surplus de poids, selon les standards véhiculés par la société, se comparent avec des femmes qui correspondent à des critères se rapprochant de ceux qui sont subtilement exigés par la société. Celles-ci peuvent éprouver une grande tristesse, allant jusqu’à la dépression et parfois même, au suicide. Beaucoup de femmes se plaignent que les hommes en ont que pour les belles femmes minces, grandes, forte poitrine et des fesses bombées. Ces femmes peuvent se sentir diminuées physiquement et elles peuvent très bien considérer leur apparence physique comme un handicap à leur épanouissement, à leur bonheur.
•
Abus et violence physique
Certaines personnes subissent ou ont subi de la violence physique et sexuelle. Combien de jeunes enfants ont subi l’inceste et/ou la violence physique? Le nombre est toujours plus élevé que les chiffres des statistiques. Ce ne sont pas toutes les victimes qui dévoilent les abus dont ils furent les malheureuses victimes. Ces dernières peuvent avoir beaucoup de difficultés à apprivoiser leur corps d’une manière positive. L’image qu’elles ont d’elles-mêmes est souvent négative et certaines personnes vont même jusqu’à haïr qui elles sont. J’ai connu personnellement une fille qui s’automutilait parce que son beau-père lui faisait des remarques désobligeantes sur ses très petits seins (pour ne pas dire « absents »). Elle est arrivée chez moi, ensanglanté sur le haut du corps, cherchant un peu de réconfort. Plusieurs jeunes filles n’ayant même pas encore la majorité, se font « poser » de gros seins. Après avoir subi une jeunesse dans la violence, plusieurs jeunes hommes et jeunes femmes se tournent vers des solutions « palliatives », comme les drogues et l’alcool et même, vers la prostitution.
•
Remarques
Le problème est davantage lié à l’influence de notre environnement. Les personnes handicapées physiquement, tout comme celles considérant leur physique comme un handicap, ont à surmonter les préjugés des autres, mais encore plus, leur propre perception d’elles-mêmes. Si ces personnes arrivent à surmonter ce problème de perception, elles ne seront plus sous l’emprise des jugements faits plus ou moins subtilement par l’environnement.
Les jeunes hommes ont davantage de problèmes liés à la criminalité. La perception de la jeune fille et du jeune homme sont parfois très différentes après avoir subi les mêmes sévices : les jeunes filles ont tendance à se dévaloriser; à s’intérioriser, laissant supposer qu’elles sont coupables des agressions qu’elles ont subi. Les jeunes hommes ont tendance à rendre coupable le reste du monde pour les mêmes agressions et ils emploient la criminalité comme moyen de révolte, comme une sorte d’exutoire.
•
Conclusion
L’intégrité physique d’un individu peut jouer un rôle direct sur les autres facettes de l’équilibre. Une personne qui éprouve de la difficulté à accepter son handicap physique, tout comme celles qui n’acceptent pas leur physique ou encore, celles qui ont subi les violences ou le viol, risquent de présenter des difficultés dans les autres aspects de l’équilibre. Certaines personnes éprouveront des problèmes d’adaptation au niveau social, exprimant leurs blessures en s’isolant, en se révoltant contre la société ou éprouvant des difficultés à faire confiance à autrui.
Lorsqu’une personne arrive à surmonter ces difficultés ou qui a été épargnée des différents abus et les influences environnementales, elle arrivera plus facilement à trouver un équilibre dans les autres sphères de sa vie. Mais comme ce n’est pas le seul aspect et que chaque aspect de l’équilibre ne peut s’auto suffire, il faut regarder et comprendre quelles sont les implications de ces autres aspects qui forment un tout. Quelqu’un peut avoir un physique très agréable, avoir un passé sans violence, mais ne pas avoir d’estime d’elle-même. Je reviendrai avec le prochain aspect de l’équilibre, soit, la sagesse.
Prochains thèmes :
2- Sagesse : Jésus grandissait en sagesse
3- Spirituel : Jésus était agréable à Dieu
4- Social : Jésus était agréable aux hommes.
Publié le 08/08/2009 à 20:50 par unvoyageursurterre
Sembeq : Dangereux?
[i]Evelyne le 07/08/2009
Bonjour,
J'aimerais savoir si la SEMBEQ est totalement affiliés à toutes les Église Baptiste car j'ai un membre de ma famille proche qui est dans cette ''religion''. Est-ce dangereux vraiment???[/i]
Premièrement, il y a deux grosses associations d'églises baptistes au Québec et SEMBEQ est affilié avec l'association d'églises baptistes du Québec. L'autre étant "l'union des églises baptiste du Québec". Les deux associations ne se courtisent pas vraiment et sont indépendantes l'une de l'autre. L'union a sa propre université : Université Acadia, situé sur la rue Sherbrooke à Montréal, coin Papineau et elle est reconnue par le ministère de l'éducation du Québec. Les étudiants ont droits aux Prêts et Bourses, comme dans toutes les autres universités au Québec. Acadia n'est en fait qu'un pavillon de la "maison mère" qui se situe au Nouveau-Brunswick.
Personnellement, je recommande cette institution que j'ai moi-même fréquenté. On ressent beaucoup moins le crédo "baptiste" qu'à SEMBEQ, puisque cette institution se veut multidénominationnelle. Ce qui veut dire que des chrétiens de plusieurs milieux et diverses façons d'exprimer et de vivre leur foi peuvent y aller. La seule chose que je reproche à cette institution, c'est leur comité de sélection. Ils sont très stricte et très élitiste. N'entre pas qui veut!
Maintenant, pour ce qui est de SEMBEQ, ce n'est pas une université reconnu au Québec. Cette institution fait les choses à sa manière et donc, aucun suivi de la part du ministère de l'éducation. Elle peut enseigner n'importe quoi à ses étudiants et personne ne peut dire quoi que ce soit, puisque cette institution se gère d'elle-même, par des dons des églises qui soutiennent SEMBEQ et par des dons extérieurs provenant des États-Unis. Donc, aucun droit de regard sur ce qui s'enseigne.
SEMBEQ est typiquement baptiste et cette institution a des relations avec les baptistes du sud des États-Unis. Notamment, John MacArthur, qui est une sommité dans le milieux baptiste en Amérique. Personnellement, je possède beaucoup d'ouvrages de cet homme. Son enseignement n'est pas mal, mais il est fortement teinté par la culture de la droite américaine qui est très majoritairement évangélique. D'ailleurs, ici dans ma ville (Laval), il y a un magasin qui est tenu par des chrétiens que je connais personnellement et qui se nomme "Grace to you". Enfin, aux dernières nouvelles ce magasin existait, mais comme je ne suis plus en contact avec les baptistes, je ne peux affirmer si il existe encore.
SEMBEQ est très imprégné par la culture baptiste américaine et quelques enseignants des états-unis viennent donner des cours intensif aux étudiants de SEMBEQ. Toutefois, la plupart des enseignants sont des pasteurs de l'association d'églises. Plusieurs n'ont pas ou aucune compétences pédagogiques ou pas de diplôme pour enseigner aux étudiants. Le diplôme de SEMBEQ n'a de valeur que dans leur institution. On ne peut rien faire avec un diplôme SEMBEQ. On peut faire créditer les cours dans une autre université que si les cours furent donné par des enseignants reconnus par le Ministère de l'éducation du Québec. Et c'est justement ça le problème, car peu d'entre eux ont des compétences reconnues.
Cette institution enseigne la Bible de manière baptiste, mais je n'entrerai pas dans les détails de leur enseignement, car il s'agit d'une interprétation comme n'importe quelle autre interprétation biblique.
Maintenant, à vous de décider si c'est dangereux ou non.
Personnellement, je crois qu'on peut déceler des dangers, sans toutefois dire que SEMBEQ est dangereux. Pour y avoir été, je constate que leur façon d'interpréter est très limitée et sectaire. SEMBEQ désire que tous ses étudiants se conforment à leur pensée et leurs doctrines. SEMBEQ ne développe pas beaucoup l'esprit critique de ses étudiants. C'est davantage du bourrage de crâne. De plus, SEMBEQ désirent former ce qu'ils appellent "100 ouvriers pour 100 nouvelles églises". Dans leur programme de formation, les étudiants deviennent des émules de l'enseignant. Ils ont tous le même enseignement, aucune variété dans la manière d'apprendre ou d'interprétations variées. Il vont tous penser pareille. Ce qui fera que l'enseignement dans les églises sera "monocrome" (une seule couleur). Personne dans les assemblées ne pourra contester l'enseignement, puisque tout autour d'eux leur fera dire qu'ils sont dans le tort. Tout le monde dans l'association pensera de la même façon.
C'est ça le grand danger!
Publié le 12/05/2009 à 12:00 par unvoyageursurterre
Quand l'esprit sectaire nous tient captif
Sur un des forums chrétiens, je suis tombé sur ce message :
[i]Shalom chers frères et sœurs en Christ,
Je vous adresse ce message dans le but d’attirer votre attention sur un fait, une expérience personnelle qui m’attriste et me touche au plus profond de moi-même ainsi que ma merveilleuse épouse qui le vit encore plus durement. Nous avons beau être de bons parents (me semble t-il) nos enfants n’ont jamais manqué de rien et ont été élevé à travers la grâce de notre Seigneur. J’ai rencontré ma femme dans une église évangélique de Paris il y a de ça vingt trois ans et n’en avons jamais changé. Mon aînée, Rebecca, a 19 ans, poursuit ses études, a une vie normale et ses amis (es) au sein de notre petite communauté très vivante et éveillée. Ma fille est une combattante pour Dieu.
Il y a quatre mois environ, alors que ma femme passait l’aspirateur dans la chambre de mon fils Samuel (16 ans) absent à ce moment là, notre vie a basculé. Le caractère paisible de nos existences, de notre famille soudée et forte que jusque là me paraissait incassable mis en avant
l’orgueil qui sommeillait en moi. Ma femme me disait depuis quelques temps qu’elle trouvait notre Samuel distant, nerveux, et de plus en plus réticent aux instants de prière prétextant qu’il préférait être seul pour cela . Je répondais alors à Catherine : « c’est l’adolescence, il est un peu dans sa bulle car les cours sont pesants, on leur en demande de trop, et tant qu’il prie… ».
J’étais aveugle. Absorbé par mon travail et mes responsabilités, une certaine routine, je n’accordais que trop peu de temps à mon fils pour pouvoir noter un changement de direction en lui. Il le cachait tellement bien aussi.
L’origine de nos soucis depuis quelques mois s’appelle LYSART et prend la forme d’un groupe de 456-rock français. Ils chantent en anglais mais de nos jours cela ne pose plus de problèmes de compréhension pour les adolescents. A la différence des groupes de 456-rock d’il y a quelques années ceux-ci passeraient inaperçus dans la rue. Ils ressemblent à des gens comme vous et moi, pas de maquillage, de déguisements monstrueux, de têtes de mort etc…mais la pochette de l’album s’en prend à notre croix (et non la croix du catholicisme) et la met au même niveau que la croix gammée !!! signée d’un « human shame » nous accusant d’être la honte de l’humanité au même titre que les nazis ! Mon
Dieu quelle épreuve fais tu subir à notre famille !!! c’est lorsque l’on va sur leur site internet
www.myspace.com/lysartliesart que l’on prend encore plus conscience de la gravité de leur cas au travers de leur projet politique. Ils proposent en effet, sous couvert d’humanisme ! (comme quoi satan se présente encore une fois en ange de lumière) de ramener la France et le
monde à la raison contre notre Seigneur. La philosophie, la science et leur musique au service du diable et clairement orientés contre notre foi. Leur discours est radical, mais il n’y en pas que pour nous ! ils condamnent les juifs, les musulmans, l’argent ? les communistes et mettent
tout le monde dans le même panier.
Les rapports avec notre fils se sont effondrés. Lui qui jusqu’alors se sentait envahi de l’amour
du Très Haut et prêchait l’évangile à l’école s’est complètement détourné de Dieu et nous mène une guerre au quotidien, on ne peut plus rien lui dire c’est de pire en pire, ils nous traite de menteurs et nous accuse de l’avoir élevé dans le mensonge depuis sa naissance. Il menace de partir de la maison et de porter plainte contre nous pour l’avoir entraîné dans une secte. Priez pour nous et pour lui et protégez vos enfants du malin qui peut s’installer à pas de loup chez vous. Ces gens veulent combattre notre foi au travers de nos adolescents. Je vous laisse, ma mission commence et s’arrête ici, j’avertis mes frères et sœurs et ne pourrait malheureusement pas répondre à tout le monde tellement la tâche est lourde, aidez moi simplement à le faire savoir autour de vous. Je suis heureux de voir qu’il y a beaucoup d’églises dans notre pays, mais pour notre Seigneur on n’en fera jamais assez. Dieu vous bénisse.
La famille Tavernier.[/i]
Le titre qu’a donné l’auteur est celui-ci : témoignage contre le rock, dans un sous-forum de discussion qui se nomme « actualité du moment ». Je vais me permettre de commenter en reprenant ce qui m’a sauté aux yeux :
1- Langage typiquement évangélique :
1- Shalom chers frères et sœurs en Christ
2- nos enfants n’ont jamais manqué de rien et ont été élevé à travers la grâce de notre Seigneur
3- Ma fille est une combattante pour Dieu
4- l’orgueil qui sommeillait en moi
5- Ma femme me disait depuis quelques temps qu’elle trouvait notre Samuel distant, nerveux, et de plus en plus réticent aux instants de prière prétextant qu’il préférait être seul pour cela
6- et tant qu’il prie…
7- mais la pochette de l’album s’en prend à notre croix (et non la croix du catholicisme)
8- Mon Dieu quelle épreuve fais tu subir à notre famille
9- comme quoi Satan se présente encore une fois en ange de lumière
10- ramener la France et le monde à la raison contre notre Seigneur
11- La philosophie, la science et leur musique au service du diable et clairement orientés contre notre foi
12- Lui qui jusqu’alors se sentait envahi de l’amour
du Très Haut et prêchait l’évangile à l’école s’est complètement détourné de Dieu
13- Priez pour nous et pour lui
14- protégez vos enfants du malin qui peut s’installer à pas de loup chez vous
15- Ces gens veulent combattre notre foi au travers de nos adolescents
16- Je vous laisse, ma mission commence et s’arrête ici
17- j’avertis mes frères et sœurs
18- Je suis heureux de voir qu’il y a beaucoup d’églises dans notre pays
19- mais pour notre Seigneur on n’en fera jamais assez
20- Dieu vous bénisse
2-
Je vous adresse ce message dans le but d’attirer votre attention sur un fait, une expérience personnelle qui m’attriste et me touche au plus profond de moi-même ainsi que ma merveilleuse épouse qui le vit encore plus durement.
Mon commentaire : qu’est-ce qui est dure ? Le fait que les apparences de la bonne famille chrétienne évangélique viennent de tomber ? Pourquoi est-ce que c’est l’épouse qui le vit plus durement ? Est-il possible que cette femme a toujours vécu avec des œillères, entres 4 murs d’églises chrétiennes évangéliques, dans un contexte « sin proof » ?
3-
Nous avons beau être de bons parents (me semble t-il) nos enfants n’ont jamais manqué de rien et ont été élevé à travers la grâce de notre Seigneur.
Mon commentaire : Et alors ? Mon petit doigt me dit que vos enfants ont toujours « subi » votre religion ! Obligés de prier ; obligé d’aller à l’église ; obligé de faire la prière avant les repas ; obligés d’agir en enfants modèles ; obligés de participer à des activités organisées par l’église ; ect... Selon moi, ils ont manqué un élément essentiel : se sentir écouté et compris !
4-
J’ai rencontré ma femme dans une église évangélique de Paris il y a de ça vingt trois ans et n’en avons jamais changé.
Mon commentaire : Quel est le lien entre le problème évoqué et ce témoignage qui n’émeut que des pharisiens tels que vous ? J’ai l’impression que vous voulez encore conserver les apparences en donnant des détails qui font la preuve que vous êtes un chrétien exemplaire et donc, vous n’êtes aucunement responsable du problème familial que vous évoquez.
Vous me semblez avoir un zèle mal placé : vous servez la religion et l’église plutôt que votre propre famille. Vous mettez l’emphase sur les apparences au lieu des choses essentielles. Qu’attendiez-vous des intervenants du forum où vous avez postez votre requête ? Que l’on vous décerne le trophée du chrétien le plus fidèle ?
5-
Mon aînée, Rebecca, a 19 ans, poursuit ses études, a une vie normale et ses amis (es) au sein de notre petite communauté très vivante et éveillée. Ma fille est une combattante pour Dieu.
Mon commentaire : C’est votre fils qui doit souffrir de vos comparaisons ! Vous devez probablement le rendre coupable de ne pas être à la hauteur, de ne pas être comme votre magnifique fille, ni être un assez bon chrétien selon vos standards de pharisiens.
Et vous osez écrire que votre fille a une vie normale : comment le savez-vous ? Comment pouvez-vous croire que votre fille ne vous cache rien du tout ? Si elle prend exemple sur ses parents, il est possible qu’elle entretienne les apparences, tout comme vous.
Et cette remarque stupide de « combattante pour Dieu » ! C’est triste de vous lire ! Et comme vous partez en croisière contre le rock, je ne m’étonne pas que vous parlez de votre fille comme une « combattante », puisque vous semblez vous battre contre le « méchant monde ».
Vous me donner la vive impression de surprotéger vos enfants contre le monde, contre tout ce qui n’est pas évangélique et que la seule chose qui soit bonne, c’est votre religion rigide et remplie d’actes religieux à accomplir pour satisfaire vos standards et peut-être les standards de votre religion.
6-
J’étais aveugle. Absorbé par mon travail et mes responsabilités, une certaine routine, je n’accordais que trop peu de temps à mon fils pour pouvoir noter un changement de direction en lui. Il le cachait tellement bien aussi.
Mon commentaire : On perçoit un signe d’espoir et de remise en question ici, mais malheureusement, la suite de votre témoignage gâche tout !
Et puis, vous dites : il le cachait tellement bien aussi. Mon je vous dirais simplement ceci : vous n’avez jamais été attentif aux besoins de votre fils. Il n’avait pas à se cacher à ce point, vous étiez trop occupé par votre travail et par les apparences de la bonne famille chrétienne évangélique à entretenir.
7-
L’origine de nos soucis depuis quelques mois s’appelle LYSART et prend la forme d’un groupe de 456-rock français
Mon commentaire : Quelle tristesse de vous lire ! Franchement : où vous êtes un imbécile, ou vous faites volontairement l’aveugle pour ne pas prendre votre responsabilité de père ! J’opte pour la deuxième option, car au moins, il y a peut-être de l’espoir.
L’origine de vos soucis est, selon mes observations, une trop grande importance accordée aux apparences. Vous tenez vos enfants dans une soumission d’une religion rigide et vous avez un esprit sectaire ! Je donne raison à votre fils sans aucun doute dans mon esprit.
8-
mais la pochette de l’album s’en prend à notre croix (et non la croix du catholicisme) et la met au même niveau que la croix gammée !!! Signée d’un « human shame » nous accusant d’être la honte de l’humanité au même titre que les nazis !
Mon commentaire : Vous semblez surpris que des gens s’opposent à Dieu. Vous avez vécu trop longtemps avec vos œillères de bon petit chrétien évangélique, parce que vous avez toujours servi l’église et la religion. Êtes-vous déjà sorti à l’extérieur pour aider des gens dans le satanisme ? Des gens vivant dans la rue ? Parler à des prostituées ? J’en serais étonné. Toutefois, vous êtes sûrement du genre à donner fidèlement de votre argent à l’église de la vérité absolue ! Ça ne vous rappelle pas un passage dans le N-T ?
Et cette distinction que vous faites entre la croix des évangéliques et celles des catholiques ! Vous limitez le salut à ceux qui partagent la même religion que vous ? Si on avait terni la croix des catholiques, ça ne vous aurait aucunement dérangé, c’est ça ? Parce que tous les méchants catholiques sont dans l’erreur, dans la voie de la perdition et ils sont les fils de Satan, c’est ça ?
Quelque chose me dit que vous êtes rempli de jugements et vivre avec vous doit être insupportable ! Moi aussi, si j’étais votre fils, je voudrais m’élever contre vous, votre religion et vos valeurs de pharisiens !
9-
Dieu quelle épreuve fais tu subir à notre famille !!!
Mon commentaire : Imaginez ce que vous faites subir à votre fils ! Sauf que vous semblez vous en ficher !
10-
Ils proposent en effet, sous couvert d’humanisme ! (comme quoi Satan se présente encore une fois en ange de lumière) de ramener la France...
Mon commentaire : Ils sont dont méchants ces humanistes... Je ne suis pas un humaniste, ni un gauchiste, mais vous semblez insinuer qu’humanisme et Satan soient intimement liés.
11-
La philosophie, la science et leur musique au service du diable et clairement orientés contre notre foi
Mon commentaire : La musique peut certainement être dirigée contre Dieu, mais en plus, vous accusez tous les scientifiques d’agir volontairement contre Dieu et par le fait même, de construire des théories pour détruire la foi des hommes.
Le plus gros problème de votre famille c’est l’Obscurantisme religieux et voici une définition : - Obscurantisme : • Attitude d’opposition, d’hostilité à la diffusion du savoir et au progrès.
Synonyme : – Ignorance — analphabétisme, ignorance, illettrisme, inadéquation, inaptitude, incapacité, incompétence, incompréhension, inconscience, inculture, inexpérience, ingénuité, innocence, insuffisance, lacune, naïveté, nullité, simplicité. • [Soutenu] impéritie, inconnaissance, méconnaissance.
12-
Les rapports avec notre fils se sont effondrés. Lui qui jusqu’alors se sentait envahi de l’amour du Très Haut et prêchait l’évangile à l’école s’est complètement détourné de Dieu et nous mène une guerre au quotidien
Mon commentaire : Et si votre fils avait tout simplement cessé de vivre selon vos standards ? Et si votre fils avait cessé d’avoir peur de vous et de votre religion ? Et si votre fils en avait assez des apparences ? Votre fils a droit de faire des choix pour sa vie et malheureusement, il se peut qu’il ne veuille jamais revenir vers Dieu. En ce qui me concerne, je vais espérer pour votre fils qu’il découvre réellement Dieu, en-dehors de votre cadre rigide et pharisien et ainsi, qu’il vive et expérimente réellement l’amour de Dieu qu’il ne voit pas chez ses parents.
Et vous dites que votre relation s’est effondré avec votre fils : est-il possible que cette relation n’était que superficielle et unilatérale ? Autrement dit, vous êtes le chef et le décideur et votre fils, celui qui subi.
13-
il nous traite de menteurs et nous accuse de l’avoir élevé dans le mensonge depuis sa naissance.
Mon commentaire : Et si l’image de votre Dieu était faussée ? Avez-vous déjà fais une remise en question sur votre foi, vos possibles fausses croyances ? Sûrement pas ! Vous me paraissez être du genre qui croit tout ce que le pasteur croit et dit. Vous ne remettez jamais en question ce qui est enseigné, vous avalez tout et si le pasteur vous dit de vous jeter du haut d’un pont, vous ne songerez pas un instant que vous êtes aux prises avec des esprits sectaires.
Si j’étais votre fils, je serais ravi de vous décevoir, de vous confronter et de vous dire que vous êtes un menteur, un sectaire et un pharisien de la pire race.
14-
Il menace de partir de la maison et de porter plainte contre nous pour l’avoir entraîné dans une secte.
Mon commentaire : J’appui sa démarche ! J’espère que vous allez finir par vous réveiller et surtout, ouvrir votre cœur aux besoins de votre fils qui a toujours eu besoin de vous, mais dont vous avez ignoré ses ressentis.
15-
Priez pour nous et pour lui et protégez vos enfants du malin qui peut s’installer à pas de loup chez vous
Mon commentaire : Si vous ne vouliez pas que le loup s’installe chez vous, vous auriez dû quitter la maison familiale ! De cette manière, il est possible que votre fils n’aurait pas le cœur rempli d’amertume envers vous.
Plus sérieusement, laissez les autres chrétiens gérer leur famille et prenez donc soin, pour une fois, de votre famille et écoutez-les, bon sang ! Cessez de tout tourner autour de vos standards.
Pour votre fils, j’ai déjà formulé mon souhait et je souhaite que vous ne soyez pas dans l’environnement de votre fils, afin que celui-ci puisse faire la part des choses et réaliser que ce n’est pas Dieu qui fut derrière tout ce chaos familial.
16-
Je suis heureux de voir qu’il y a beaucoup d’églises dans notre pays
Mon commentaire : Quel est le lien avec le problème ? L’église n’est pas la planche du salut des hommes. Sans le sacrifice de Christ, aucune église n’a de valeur. Si une église agit de manière sectaire, même si elle enseigne la vérité, elle ne fera que tuer le zèle et le désir des hommes de servir Christ. Regardez et constatez par vous-mêmes comment Dieu a considéré les 7 églises de l’ancienne Turquie (Asie Mineure) dans le livre de l’Apocalypse. Ce n’est pas très reluisant ! Alors, pour la qualité des églises, ce n’est certes pas un argument pour faire croire aux gens que l’église agit toujours bien.
17-
mais pour notre Seigneur on n’en fera jamais assez
Mon commentaire : Vous terminez votre magnifique exposé par cette phrase assassine ! Cette phrase exprime tout ce que vous êtes : on n’en fera jamais assez pour Dieu, alors vous imposez cela à vos enfants, car jamais ils n’en feront assez pour Dieu. De même, jamais ils ne vont satisfaire vos standards, sauf s’ils maintiennent les apparences.
Votre fils a abandonné ! Il n’a plus d’espoir d’entrer dans une vraie relation égalitaire, tout en ayant le respect dû à un père, avec vous, car il ne sera jamais à la hauteur. Vous reproduisez avec votre fils, l’image que vous avez de Dieu. Vous n’en ferez jamais assez et alors, votre fils n’en fera jamais assez envers vous.
Réfléchissez à ce que vous écrivez ! Si vous ne lisez pas mon blog, j’espère que vous avez lu les 6 pages de commentaires en réponse à votre fil de discussions.
En espérant que le Seigneur ouvre vos yeux et votre cœur fermé.
Publié le 07/05/2009 à 12:00 par unvoyageursurterre
Dans mes réflexion de "sans église", je me questionne sur ce qui me motiverais à retourner à l'église. Pourquoi irais-je? Ne suis-pas bien le dimanche matin à dormir la seule journée de la semaine, la seule pour me reposer?
Combien de fois entendez-vous des gens assidus à l'église qui disent ceci : "celui-là n'est pas régulier. Sa vie chrétienne doit en souffrir" ou "il n'est peut-être pas un vrai chrétien né de nouveau". J'ai entendu un tas de jugements de part et d'autres et je dois dire que c'est assez agaçant. Que savent ces gens sur la vie des autres, à part commérer? Ces sois-disants bons chrétiens jugent ceux qui n'ont pas les mêmes standards qu'eux, alors, ils jugent. C'est un des éléments qui repoussera davantage ceux qui ont mis le pied dans l'assemblée et qui ont l'autre à l'extérieur.
Parfois, ces jugements font en sorte qu'une église se retrouve avec juste des bons petits chrétiens, selon les standards des "jugeurs", des "moralisateurs" ou les "gardiens de la foi véritable". Quel dommage! Il y a ceux qui lisent leur bible tous les jours et qui se targuent d'êtres de bons petits chrétiens. Ensuite, d'une manière plus ou moins subtile, ces gens imposent des standards de culte avec Dieu. Chaque "zélé" voudrait que tous soit comme lui, mais les gens sont tous différents et il n'y a pas de standard qui doit s'imposer.
Le plus important, c'est cette relation qui uni le croyant avec son DIeu. Nous ne devons pas juger un croyant pour le différent chemin qu'il emprunte. Plusieurs personnes traversent un désert dans leur vie et nous ne sommes pas des potentats du savoir de la vie des autres. Il faudrait ainsi que l'église soit homogêne, que tous soient pareil, pensent pareil et s'imposent les mêmes standards du bon petit chrétien avec son livre sous le bras, sa cravate bien nouée et de belles paroles évangéliques dont le répertoire de citations évangéliques se limite au dimanche matin et ensuite, ils retournent sur le net pour visionner de la porno.
Vous comprendrez que j'exagère à peine, mais en effet, les apparences ont toujours caché un vice. Personnellement, lorsque j'allais à l'église, je préférais des hommes et des femmes qui étaient en mesure de me dire "Non, ça ne va pas bien", ou "je vis de la tristesse en ce moment et je ne suis pas capable de louer le Seigneur ce matin", plutôt que des envolées de paroles évangéliques qui entretiennent des apparences, un peu comme ce fut le cas de l'église catholique au Québec.
Pourquoi irais-je à l'église si je dois affronter l'hypocrisie?
Pourquoi irais-je à l'église si je ne correspond pas aux standards de la religion de ces gens?
Honnêtement, je suis bien chez moi à dormir la seule journée où je peux me reposer, car ne nous leurrons pas : c'est tout un travail que de se préparer à aller à l'église : il faut préparer les enfants, se préparer, ne rien oublier... C'est exténuant! Lorsque je demeure chez moi, je peux planifier plus tôt des activités familiales et profiter de ce temps précieux pour faire vivre à mes enfants des moments dont ils se rappelleront. Je ne leur aurai ainsi pas imposé, dimanche après dimanche, un rituel monotone et prévisible. Les enfants n'anticipent pas avec une légitime apréhension ces dimanches ennuyants où il faut se lever pour chanter, s'assoir pour écouter le gars dire ce qu'il pense d'un passage pendant 45 minutes, se faire quêter de l'argent, et pour les plus jeunes (comme nos enfants), se faire enseigner par des gens dont nous ignorons les compétences. Ils auront profité de la journée avec Papa et maman et ainsi, ce sont des moments qu'ils retiendront toujours.
L'église n'est pas conçue pour les jeunes. La plupart des assemblées sont faites pour les gens qui font parti de l'organisation du culte, de ceux qui sont là depuis longtemps et qui disent, à qui veut bien les écouter, que l'on a toujours fais ça comme et ça marche. L'église est aussi faite pour les personnes âgées, l'organisation de l'église tient rarement compte des jeunes, alors que ce sont ceux-ci qui représente la relève! Vous remarquerez ce que je vous dis dans vos propres assemblées, si vous vérifiez où vont la majeure partie des finances de l'église. Beaucoup d'argent pour un tas de choses qui n'ont rien à voir avec l'édification et le perfectionnement des saints, rien à voir avec l'enseignement de nos jeunes dans la vérité ni dans des activités qui soudent non seulement un groupe de jeunes, mais leur appartenance à l'église locale, ainsi qu'une vie d'église diversifiante.
Si je vais à l'église avec mes enfants, j'aurai l'impression de les torturer. Moi-même j'en ai assez avec le rituel du dimanche matin. C'est toujours pareil, ça n'a jamais changé et ça ne semble pas vouloir changer, car ils diront ceci "on a toujours fait ça comme ça et ça marche!" Lorsque j'allais à l'église, je savais qu'en entrant, c'était des chants. En fait, ces chants n'étaient pas pour la louange, mais pour camoufler le bruit de ceux qui entraient. Une fois que tout le monde est entrée, les chants durent encore quelques minutes et ensuite, vient un pasteur dans son habit du dimanche. On sait que c'est lui le pasteur, parce qu'il est en complet/cravate et qu'il semble être un professionnel. Là, le pasteur sait que ce sera le silence et que tous les gens ont terminé d'entrer dans le bâtiment et qu'il ne sera pas dérangé par les portes qui s'ouvrent sans cesse pour faire entrer les retardataires, puisque ces derniers ont finalement gagné leur siège pendant la pseudo-louange rendue à Dieu.
Pendant près d'une demi-heure, il y a eu le conducteur de louange qui nous incite à nous lever. Ensuite, il nous demande de nous assoir au moment d'inviter le "prédicateur". Mais moi, si j'avais envie de demeurer debout, en aurais-je le droit? J'ironise, je sais, mais c'est pour signifier que tout est organiser pour que je sois une cruche qui ne fait que se faire remplir. La louange est sensée être pour Dieu, mais j'ai parfois l'impression d'assister à un mauvais spectacle. Une fois terminée, le groupe de louange retourne s'assoir et il va écouter lui aussi passivement toutes les paroles du pasteur en avant. Une fois le rituel terminée, on se lève et on va parler à ceux qu'on connaît. On se mêle rarement aux autres, car ceci nous demanderais de sortir de notre zone de confort.
Je m'ennuie dans ce qu'on appelle injustement "le culte rendu à Dieu". C'est encore la formule du prêtre, des diacres et des fidèles qui doivent gober ce qui s'est dit, aussi passivement que naïvement. Tout est organisé pour que je n'aie rien à faire, rien à dire et que personne ne puisse exprimer une parole de sagesse, une parole d'édification ou une requête. Certains diront que ça serait le désordre. Toutefois, sans dire que j'ai la solution pour rendre le culte intéressant, je crois que nous devons sortir les "encroûtés" de leur zone de confort où tout est pareil dimanche après dimanche et diversifier le culte. Il n'y a aucune place pour l'imagination, il n'y a aucune autre méthode qui soit avancée. on veut toujours faire les choses pareilles, afin de ne pas perdre ce précieux contrôle.
J'ai été pasteur en formation et j'ai prêché. Il semblait acquis que je me dirigeais vers la voie pastorale sans que personne soit en mesure de mettre en question ce désir et cet appel que j'ai eu et que j'ai toujours, mais avec une vision de la vie bien différente, une vision du ministère qui semble diamétralement opposée à ceux qui l'exercent dans les conditions que j'ai mentionné. Tous n'avaient aucun doute sur mon appel, il semble que j'étais un très bon enseignant, quelqu'un qui parlait avec justesse. Toutefois, je ne cherche pas la reconnaissance et je suis prêt à faire une croix sur mon désir puisque j'ai un désir plus fort encore : celui d'avertir!!! J'ai pris involontairement la voie du prophète Jérémie qui, pendant 50 ans, a "aboyé" des avertissements sans que personne ne se préoccupe de lui. J'ai préféré la voie de la souffrance à celle de la facilité, la gloire, le prestige et la reconnaissance. Je n'ai ni mérite ni tort. Je le fais car je sais que Dieu a placé en moi ce désir. Mais pour être honnête, j'ai aussi compris que le véritable ministère pastoral n'est pas du tout celui qui nous est enseigné et tant qu'à exercer de la mauvaise façon, je préfère ne pas l'exercer du tout. Il s'agit d'un cas de conscience.
Mais pour en revenir au fait que je suis désintéressé par la vie d'église, je sais qu'elle peut être utile, mais la vie d'église comme elle se vit ne me plaît pas. Je ne suis pas seul: un nombre très important de chrétiens ont abandonné l'église pour êtres des sans-églises, pour des raisons similaires aux miennes. L'église n'est ni plus ni moins que des actes religieux à accomplir. Je vais m'assoir le dimanche matin et j'en ressort avec un message dont je ne me souviens plus après quelques heures et au mieux, quelques jours.
Est-ce que cela m'empêche de glorifier le Seigneur? Quelle absurdité de croire une telle chose. Comme si l'église était ma planche de salut. Que doit-on penser de tous les chrétiens à travers les âges qui n'ont jamais pu aller à l'église? Et puis, mieux vaut être sans église que d'être mal accompagné.
Chez moi ou avec mes amis, j'ai le loisir de discuter de la Bible, d'être réellement édifier et même de louer le Seigneur. Je n'ai pas besoin de l'église dans le sens où elle est comprise pour être chrétien ou glorifier le Seigneur.
J'espère que j'aurai envie d'y retourner un jour, mais pas s'il n'y a aucun changement. Je sais dans ce cas que je vais y aller qu'une fois et ce sera terminé à nouveau.