Publié le 16/10/2009 à 03:09 par unvoyageursurterre
La théologie de Paul est contestable
2ième partie
Je reviens maintenant à la charge avec le même passage, mais cette fois, en tenant compte des commentaires bibliques. Donc, voici à nouveau le passage en question :
[i]1 Tm.2.12 : Il faut que les femmes reçoivent l’instruction en silence, avec une entière soumission.
1Tm.2.13 : Je ne permets pas à la femme d’enseigner ou de prendre autorité sur l’homme ; elle doit garder le silence, car Adam a été formé le premier, et puis Ève ;
13 (Jer) C’est Adam en effet qui fut formé le premier, Ève ensuite.
1Tm.2.14 : Et ce n’est pas Adam qui s’est laissé tromper, mais c’est la femme qui, cédant à la tromperie, a désobéi à l’ordre de Dieu.[/i]
Voici les commentaires bibliques :
•
Ici, le rappel du dessein du Créateur montre clairement que Paul ne fonde pas ce qu’il dit simplement sur la place assignée à la femme dans la société de son temps. Il se réfère plutôt à un principe d’une portée universelle et permanente [i](1Co 11:2-16 1 Corinthiens 11:2 Je vous félicite : vous vous souvenez de moi en toute occasion et vous suivez les instructions que je vous ai transmises.
1 Corinthiens 11:3 Cependant, je veux que vous compreniez ceci : le Christ est le chef de tout homme, le mari est le chef de sa femme, et Dieu est le chef du Christ.
1 Corinthiens 11:4 Si donc, pendant le culte, un homme a la tête couverte lorsqu’il prie ou donne des messages reçus de Dieu, il déshonore le Christ.
1 Corinthiens 11:5 Mais si une femme est tête nue lorsqu’elle prie ou donne des messages reçus de Dieu, elle déshonore son mari ; elle est comme une femme aux cheveux tondus.
1 Corinthiens 11:6 Si une femme ne se couvre pas la tête, elle pourrait tout aussi bien se couper la chevelure ! Mais puisqu’il est honteux pour une femme de se couper les cheveux ou de les tondre, il faut alors qu’elle se couvre la tête.
1 Corinthiens 11:7 L’homme n’a pas besoin de se couvrir la tête, parce qu’il reflète l’image et la gloire de Dieu. Mais la femme reflète la gloire de l’homme ;
1 Corinthiens 11:8 en effet, l’homme n’a pas été créé à partir de la femme, mais c’est la femme qui a été créée à partir de l’homme.
1 Corinthiens 11:9 Et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais c’est la femme qui a été créée pour l’homme.
1 Corinthiens 11:10 C’est pourquoi, à cause des anges, la femme doit avoir sur la tête un signe marquant ses responsabilités.
1 Corinthiens 11:11 Cependant, dans notre vie avec le Seigneur, la femme n’est pas indépendante de l’homme et l’homme n’est pas indépendant de la femme.
1 Corinthiens 11:12 Car de même que la femme a été créée à partir de l’homme, de même l’homme naît de la femme, et tout vient de Dieu.
1 Corinthiens 11:13 Jugez–en vous–mêmes : est–il convenable qu’une femme soit tête nue lorsqu’elle prie Dieu pendant le culte ?
1 Corinthiens 11:14 La nature elle–même vous enseigne qu’il est indécent pour l’homme de porter les cheveux longs,
1 Corinthiens 11:15 tandis que c’est un honneur pour la femme de les porter ainsi. En effet, les cheveux longs ont été donnés à la femme pour lui servir de voile.
1 Corinthiens 11:16 Mais si quelqu’un désire encore discuter à ce sujet, qu’il sache simplement ceci : ni les Églises de Dieu, ni nous–mêmes n’avons d’autre coutume dans le culte.[/i]
). De plus, l’apôtre déduit de la tragédie de la chute que la femme est plus facilement séduite que l’homme. Aussi n’est-ce pas sa place de diriger en tranchant elle-même les questions de doctrine ou de comportement de la communauté chrétienne. (Notez cependant que c’est le privilège de la femme d’enseigner les enfants et les jeunes femmes. (2Ti 1:5 Je garde le souvenir de la foi sincère qui est la tienne, cette foi qui anima ta grand–mère Loïs et ta mère Eunice avant toi. Je
suis persuadé qu’elle est présente en toi aussi.; 3:14,15 Quant à toi, demeure ferme dans ce que tu as appris et accueilli avec une entière conviction. Tu sais de quels maîtres tu l’as appris. ; Ti 2:3,4 De même, dis aux femmes âgées de se conduire en personnes qui mènent une vie sainte. Elles doivent éviter les propos malveillants et ne pas être esclaves du vin. Qu’elles donnent de bons conseils; qu’elles apprennent aux jeunes femmes à aimer leur mari et leurs enfants.)
Les commentateurs donnent l’impression d’êtres des littéralistes bibliques. Je respecte cela, mais la position que nous prenons au niveau du style littéraire influencera le reste de notre théologie. Avec les passages cités par les commentateurs, il faut croire que toutes les églises occidentales sont dans l’erreur et vont à l’encontre du plan divin. Bien que c’est écris ci-haut, laissez-moi vous les rappeler :
[i]
- 1 Corinthiens 11:4 Si donc, pendant le culte, un homme a la tête couverte lorsqu’il prie ou donne des messages reçus de Dieu, il déshonore le Christ.
1 Corinthiens 11:5 Mais si une femme est tête nue lorsqu’elle prie ou donne des messages reçus de Dieu, elle déshonore son mari ; elle est comme une femme aux cheveux tondus.[/i]
Il est difficile, à la lumière de ce passage, de considérer nos assemblées conformes à la pensée de l’apôtre Paul. Il semble, selon la lecture que nous en faisons, qu’il s’agit de la coutume connue de l’apôtre Paul et de ses contemporains, comme il le dit lui-même :
- 1 Corinthiens 11:16 Mais si quelqu’un désire encore discuter à ce sujet, qu’il sache simplement ceci : ni les Églises de Dieu, ni nous–mêmes n’avons d’autre coutume dans le culte.
Mais voici un commentaire biblique à ce sujet que j’ai trouvé intéressant sur ce dernier passage (NCB) :
•
L’enseignement de Paul ne lui est pas particulier, mais il est commun à toutes les autres Églises locales (cf. 14.33,36). Comme Églises de Dieu elles sont soumises à Son gouvernement. S’habiller décemment est un principe chrétien dont la validité est permanente, car l’allure extérieure reflète l’attitude intérieure. La manière dont ce principe s’exprime en détail variera d’un lieu à l’autre et d’une époque à l’autre.
Je suis assez d’accord avec ce commentaire, car c’est le principe qu’il faut relever et non les éléments en présence écrits noir sur blanc. Évidemment, s’habiller convenablement dépend de la culture de notre époque et de notre contexte géographique. La manière de faire, c’est-à-dire, la méthodologie, elle, doit être malléable. Il ne faut pas imposer des coutumes qui se trouvent dans le N-T ou l’A-T pour se croire conforme à la pensée de Paul. Ça revient au commentaire que j’ai fais dans la première partie, soit, ne pas confondre « principe » et « méthode ». Le premier est permanent, le deuxième est sujet à changement ponctuel.
Oui, je crois que Paul était un misogyne, mais un misogyne qui allait de pair avec la société très patriarcale et fermée du judaïsme. Les premières églises ont bénéficié de l’enseignement de Paul, mais elles l’ont aussi subit. Elles ont prit l’homme de Dieu tel qu’il l’était, avec ses torts et travers, ainsi que ses bons côtés. Paul a imposé une manière de voir la femme dans l’église, selon les coutumes juives et non romaine et grecque de son époque. Bien que les sociétés aient été majoritairement patriarcales, les juifs étaient les champions de la misogynie. Je sais que c’est très péjoratif l'emploi du mot "misogynie", mais il faut reconnaître que la place de la femme dans la société et dans l’église a été intimement liée dans l’histoire, jusqu'à tout récemment et même encore aujourd’hui.
Paul laisse parler son interprétation biblique de la Genèse pour en venir à cette conclusion sur la place de la femme. Ses arguments sont assez pauvres à mon sens à moi et il est très possible que l’apôtre ait changé de point de vue au fil du temps, comme il nous arrive à tous de changer notre fusil d’épaule au cours de notre vie concernant certaines théologies. Je crois que Paul se trompe de cible quand il se réfère à la Genèse, car cette dernière n’a pas la prétention de raconter des faits historiques. D’autant plus que son style littéraire est emprunté sur la littérature que l’on retrouvait dans la bibliothèque d’Hammourabi. Le style littéraire à l’époque d’Hammourabi était très mythologique. On trouve une histoire très ressemblante au déluge dans les recueils babyloniens et pourtant, l’apparition de cette histoire dans la Bible fut au plus tard dans l’histoire, rédigée en 1407 av. J-C. La même histoire, version babylonienne fut rédigée dans les années 1790 av. J-C. Il semblerait, à la lumière des découvertes fait en ce sens, que plusieurs récits de la Genèse sont empruntés des récits babyloniens et de d’autres peuples contemporains. On sait que l’écriture est apparue vers 3500 av. J-C. Le peuple juif n’existait pas à cette époque. Aucune écriture juive n’existait non plus, évidemment. Pourtant, déjà, des peuples contenaient par écrits des récits de la création et du déluge et ce, bien avant les premiers écrits des patriarches du peuple qui allait devenir Israël.
Alors, ce que Paul raconte est, pour moi, basé sur ce qui serait potentiellement un style littéraire que l’on appelle « symbolisme ». Je n’affirme pas que ce soit cela, mais la possibilité que le style littéraire soit du « symbolisme » est à considérer sérieusement. Alors, quand Paul se réfère à la Genèse, il n’a certes pas un esprit scientifique, ni la prétention d’être un historien, ni un connaisseur en écritures anciennes. La manière de lire la Genèse pour les juifs est strictement littérale. Il n’y a jamais eu d’autre façon de considérer les récits des origines. Toutefois, avec la connaissance d’aujourd’hui, il est facile de contre-argumenter l’apôtre Paul, puisque nous savons qu’il est impossible de prouver l’historicité des récits de la Genèse. Il n’y a rien que l’on puisse vérifier et que nous puissions affirmer avec preuves à l'appui. C’est l’une des raisons pourquoi le créationnisme pseudo-scientifique n’est qu’une supercherie et une secte religieuse qui cherche à endoctriner les enfants dans les écoles américaines. Il ne faut pas laisser faire cela chez nous, c’est très dangereux pour une réelle réflexion et la critique constructive qui mène vers le progrès.
Bien que je me sois éloigné un peu du sujet, je crois que cette précision s’imposait.
3ième partie bientôt… fort possiblement début novembre (je serai en vacances à partir du 16 oct jusqu'au 2 nov.)
Si j'ai accès à internet, je ferai part de la troisième partie.
Publié le 16/10/2009 à 00:27 par unvoyageursurterre
Message à ceux qui fréquentent mon blog
Je n’ai pas ouvert ce blog pour flatter les gens dans le sens du poil. Je suis souvent à contre-courant, non par esprit de contrariété, mais parce que je suis libre de penser et de croire. Je suis non-dénominationnel. Les dénominations obscurcissent l’esprit de ceux qui y adhèrent. Elles placent un voile entre les yeux du chrétien et la parole de Dieu. Je fréquente différents forums et il est possible que des chrétiens sur ces forums se plaignent à aux responsables des forums en question concernant mon blog.
À ces gens, dont la sensibilité est à fleur de peau, je leur dirais simplement qu’il ne faut pas se scandaliser pour si peu. Mon blog n’en est qu’un parmi tant d’autres. Il y a plusieurs façons de penser et de voir dans le monde chrétien. La critique envers mes commentaires n’est pas du tout un problème. Ceux qui ne sont pas d’accord avec mes propos peuvent me le faire savoir, je suis très ouvert. Les insultes ne me dérangent pas non plus. Ceux qui veulent le faire, je ne m’en formaliserai pas.
Cependant, à vous qui naviguez sur le net, ou à ceux qui fréquentez les mêmes forums que moi, personne ne vous oblige à visualiser le contenu de mon blog. Je ne vire personne, je n’insulte pas ceux qui me font des commentaires désobligeants et je continuerai à choquer les âmes sensibles, puisque celles-ci persistent à fréquenter mon blog. C’est votre responsabilité, pas la mienne. Vous êtes les bienvenus, mais ne soyez pas surpris si certaine commentaires dans mes articles vous choque.
Personnellement, je crois que la religion est la pire invention de l’homme, car elle a ralentit volontairement l’évolution de la libre pensée et du progrès. Par contre, je ne place pas la relation de l’homme avec son Dieu, dans une foi qui lui est personnelle dans cette catégorie, tant que cela n’affecte pas la communauté. Je suis pour la libre expression de la foi, mais sans heurter la liberté de parole qui est mienne. Ceux qui sont heurtés dans leur foi et leurs convictions à cause de mes propos, ont le choix de ne pas le fréquenter.
Publié le 15/10/2009 à 23:56 par unvoyageursurterre
La théologie de Paul est contestable
Première partie
La Bible est, pour moi et beaucoup de chrétiens, totalement inspirée de Dieu. Cependant, est-ce que chaque parole prononcée est inspirée de Dieu? Je n’en suis pas si certain. Par exemple, si Satan prononce une parole, il est clair qu’il n’est pas inspiré de Dieu. Ce sont les écritures qui sont inspirées de Dieu, pas les personnages (2 Timothée 3.16-17). Ce qui me dire que tout ce que dit Paul, n’est pas automatiquement approuvé comme soufflé par Dieu lui-même. Je crois en effet que Paul émettait ses opinions, comme nous le faisons vous et moi. Certaines de ses théologies me laissent perplexe, en voici quelques passages :
[i]
1 Tm.2.12 : Il faut que les femmes reçoivent l’instruction en silence, avec une entière soumission.
1Tm.2.13 : Je ne permets pas à la femme d’enseigner ou de prendre autorité sur l’homme ; elle doit garder le silence, car Adam a été formé le premier, et puis Ève ;
13 (Jer) C’est Adam en effet qui fut formé le premier, Ève ensuite.
1Tm.2.14 : Et ce n’est pas Adam qui s’est laissé tromper, mais c’est la femme qui, cédant à la tromperie, a désobéi à l’ordre de Dieu.[/i]
Je m’arrête à ce passage.
Personnellement, si on prend ce passage, je crois que c’est l’opinion de Paul. Bien entendu, Paul avait une autorité en tant qu’apôtre et cela, on ne peut la lui enlever. L’église a été érigée en grande partie grâce à l’apôtre Paul. Cependant, ça ne signifie pas que tout ce qu’il disait était sous l’inspiration de Dieu. Ses actions furent placées sous sa propre loupe et ensuite, par écrits, furent consignées par les croyants des églises apostoliques dans le canon du N-T au début du troisième siècle de notre ère.
L’apôtre Paul dit bien « Je ne permets pas à la femme… » Pour moi, c’est un discours de misogyne. Aujourd’hui, si Paul tenait ce discours en 2009, il serait fustigé par des groupes féministes, par des chrétiens, par des politiciens, par les athées et ainsi de suite. Peut-être son discours ne serait pas le même. Il devait tenir compte de son époque, de son contexte géoculturel, mais aussi, il était en proie à être influencé par son passé pharisien et religieux.
Ma critique n’est pas contre Paul, mais contre l’utilisation dogmatique de la théologie de Paul par certains chrétiens, comme si la femme n’avait pas de place dans l’église. Je crois que ce discours est faux et ne vient pas de Dieu. N’oublions pas certains éléments importants :
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Rien ne prouve qu’Adam et Ève soient réellement historiques. L’apôtre Paul n’avait pas ces preuves plus que nous. C’est une opinion personnelle de croire qu’Adam et Ève soient historiques. Le créationnisme ne peut prétendre être scientifique, d’autant plus que le créationnisme n’au aucune méthodologie scientifique. C’est une secte philosophique, rien d’autre. Par contre, nous n’avons pas à nous opposer à un créationnisme théologique. Celle-ci permet une lecture littérale, mais ce créationnisme n’est pas obnubilé par une seule interprétation et ne se prétend pas être scientifique.
-
Dieu a rendu coupable de manière égale chacun des personnages impliqués. Il n’y a pas qu’Ève qui fut punie, mais Adam aussi. Et puis, Adam était présent à côté de sa femme, alors que cette dernière était soumise au doute par Satan. Dieu a bien donné la responsabilité spirituelle à l’homme en lui donnant des indications sur les conséquences de la désobéissance. Il se devait donc d’intervenir et protéger sa femme de la chute, mais il ne l’a pas fait. Dans ce cas précis, je crois que chacun peut avoir son opinion personnelle. Dans mon cas, je crois que c’est Adam qui portait la plus grosse responsabilité, mais les deux ont eu des conséquences, selon leur rôle.
-
La connaissance était limitée. Par exemple, la Bible mentionne dans l’A-T que c’est le Soleil qui tourne autour de la Terre. Les progrès de la science nous démontrent que cela est faux. Nous savons tous aujourd’hui, incontestablement, que c’est bien la Terre qui tourne autour du Soleil et que la Terre n’est pas le centre de l’univers. L’enseignement à retirer n’est pas d’ordre scientifique ni en astronomie. L’enseignement que nous en retirons, c’est que les hommes sont le centre d’intérêt pour Dieu et que tout a été conçu par Dieu pour les hommes. C’est pour cette raison que nous comprenons que le style littéraire est important à saisir, afin de ne pas prendre un passage au pied de la lettre. Quand on pense que des hommes furent brûlés sur le bûcher pour avoir osé affirmer que c’est la Terre qui tourne autour du Soleil, nous comprenons aujourd’hui tout cet obscurantisme religieux qui tenaille ceux qui sont trop attachés à la lettre plutôt qu’au gros bon sens. Alors, Paul aussi était limité, comme tous ses contemporains. La connaissance de Paul est très petite par rapport aux gens instruits d’aujourd’hui, mais il était très érudit pour les gens de son temps à lui.
Pour revenir à ce passage, je demeure persuadé que c’est tout de même une opinion de l’apôtre Paul. Ce qui ne signifie pas qu’il n’y a pas un principe qui se cache derrière ses affirmations :
- Une de ces choses, c’est que
nous devons respecter la culture d’église à laquelle nous appartenons, puisque celle-ci appartient à un groupe culturel et à une époque avec ses mœurs et ses connaissances limitées. - Que l’église est en mutation constante : au début, il fut tout à fait d’usage de penser et de mettre en application des méthodes que l’on retrouvait dans le temple à Jérusalem. Il ne faut pas oublier que seuls les hommes juifs avaient le droit de se rendre au temple et discuter de la Parole de Dieu. C’était une innovation que les femmes et les hommes se retrouvèrent sous un même toit. Les femmes avaient donc acquis un droit d’écouter ce que les hommes enseignaient. Il fallait donc respecter le niveau de connaissance et d’évolution spirituelle de cette époque. Il serait cependant injuste de prendre ce même passage et de chercher à l’appliquer à notre époque. Ce serait aller à l’encontre de la maturité spirituelle de l’église, contre le développement de l’autonomie des chrétiens et de leur identité en Christ.
- Confusion entre « méthode » et « principe » : les principes des lois de la physique sont immuables. Les lois spirituelles sont comme les lois de la physique : elles ne changent pas et elles transcendent les époques. Les méthodes sont sujet à changement, car elles doivent se soumettre aux changements et à l’évolution de la société. On ne peut pas appliquer une méthode qui se pratiquait en 1625 pour notre époque à nous. Il faut toujours demeurer contextuel. C’est comme si vous désiriez attirer des jeunes à votre assemblée en chantant des chants de Théodore De Bèze dans votre église. C’est une méthode qui ne fonctionne pas. Il faut avoir des méthodes actuelles pour attirer des jeunes à votre assemblée.
Donc, ce qui se pratiquait à l’époque de l’apôtre Paul concernant la femme dans l’église, ce n’était pas une vérité, mais une méthode appliquée selon les circonstances du moment, de l’époque et en tenant compte que l’église débutait.
Ce qui était bien à l’époque de l’apôtre Paul n’est pas nécessairement une vérité pour notre époque. C’est pour cela que je n’empêcherais pas la femme d’être très active dans l’assemblée locale. Je n’utiliserais pas le passage en question pour réduire la femme au silence à l’église, car ce n’est pas réellement le message que Dieu a à nous faire parvenir par ce passage. Paul a énoncé une opinion qui pouvait s’avérer juste dans les circonstances de cette église à cette époque. Il ne faut pas critiquer cela. Il faut plutôt viser cette fausse croyance qui dit que c’est une doctrine biblique. C’est faux.
La suite prochainement…
Publié le 09/10/2009 à 01:42 par unvoyageursurterre
1 Timothée 4:12 Que personne ne te méprise parce que tu es jeune ; mais sois un exemple pour les croyants, dans tes paroles, ta conduite, ton amour, ta foi et ta pureté.
Voici le commentaire que j’ai fais sur le fil ouvert par Fabien au sujet des jeunes et l’église. Mais d’abord, voici en ouverture de discussion, une question à débattre, posée par l’initiateur du fil :
[i]J'aimerai, quand le temps le permettra, qu'on aborde le débat "le rôle des jeunes dans l'église d'aujourd'hui" car on dit trop souvent qu'ils sont l'église de demain.
Pour vous, est-ce que les jeunes on une place dans l'église d'aujourd'hui on ne sont-ils que des stagiaires pour demain ?
J'aimerai cibler tout le monde et pas que les jeunes. Il serait intéressant d'avoir l'avis des jeunes quant à leur place dans l'église; ce qu'elle permet qu'ils fassent et ce qu'ils ne peuvent pas faire, comment ils sont perçus par les plus âgées ... Et aussi comme les adultes voient les jeunes et à quoi "servent"-ils pour eux, dans l'église.
Car j'ai l'impression qu'on attend du jeune qu'il soit parfait dès qu'il commence et s'il se plante, on lui pardonne 1 ou 2 fois, mais pas 3. Concluant vite qu'il n'est pas fait pour ça.
A l'inverse, des jeunes pensent qu'il serait bon de faire des cultes uniquement pour jeunes avec un pasteur de jeune (jeune) et où les jeunes feront tout. C'est tout aussi destructeur.[/i]
Maintenant, mon commentaire en réaction à la question de Fabien :
Dans beaucoup d'églises on méprise plus ou moins subtilement la jeunesse. Ce sont les vieux qui contrôlent l'église et y érigent leur petit confort. Ne les dérangez pas et surtout, ne leur proposez pas de changement, ils sont bien dans leurs habitudes.
Vous voulez un truc pour savoir comment reconnaître une église qui se complaît dans les habitudes? Observez, dimanche après dimanche, et vous verrez les mêmes personnes assises aux mêmes places. La recherche du confort est subtile en nous et nous ne nous en rendons pas compte. Le changement fais peur, car il demande de sortir de la zone de confort. Plus on vieillit, plus on recherche le confort, la sécurité et la stabilité. Les jeunes sont plus versatiles, plus en mouvement et sujet à des changements. Ça dérange beaucoup les personnes qui vieillissent.
Beaucoup de personnes d'un certain âge sont réticent à donner une place importante aux jeunes et utilisent des prétextes qui soulagent leur conscience. Les jeunes qui veulent exercer un ministère dans l'église, doivent se conformer entièrement à la manière de penser et de faire des plus vieux. Les vieux ne sont pas maléables. Ils exigent la soumission, mais à cause de leur âge, ils ne se soumettent plus.
Il y a peu de place pour les jeunes dans l'église. Il y a de moins en moins de jeunes intéressés par la vie d'église car celle-ci semble conçue pour les vieux, les dirigeants, les légalistes, les encrôutés et les lécheux de bottes. Les autres, c'est-à-dire, ceux et celles qui vivent en toute simplicité de coeur, ainsi qu'une vie chrétienne sans histoire et ayant le coeur à la bonne place, n'occupent pas de place importante dans l'église et même, sont souvent laissés de côté.
Vous trouvez que j'exagère? Pas du tout. C'est exactement la réalité et je le sais pour l'avoir subi et pour avoir travailler dans l'église avec des jeunes (ado et jeunes adultes) pendant de nombreuses années. Vous trouvez que votre église à vous n'est pas comme je le dis? Dans ce cas, quel âge avez-vous? Parce que les jeunes n'ont jamais pu trouver leur place dans l'église, sauf si, comme à la petite école, ils jouent les "choux-choux" avec ceux qui représentent l'autorité.
Même lorsque j'allais à l'église, je ne dressais pas un beau portrait de celle-ci, tout comme mes amis fréquentant différentes églises et de différentes dénominations. Mais il y aura toujours quelqu'un pour venir dire "ben moi à notre église, les jeunes sont nombreux et impliqués et bla bla bla", de peur que mon message décourage les jeunes. On cherchera à équilibrer les choses pour atténuer ce que je dis. Bravo aux exceptions! Mais encore une fois, quel âge avez-vous pour affirmer cela? 40? 45? 50? Davantage? Ça serait bien d'avoir l'avis des adolescents et des jeunes adultes!
En réaction à mon commentaire, un autre forummeur du TopC me demande quelle est la solution pour changer cette situation, voici sa réaction :
Re: Les jeunes et l'église.
de yosef le 5/10/2009 04:20
Bonjour Montréal.
Dans une assemblée locale (pour ne pas dire église), as-tu une solution qui pourrait aider les jeunes à sortir de ce cercle?
Je suis à 100% d'accord avec ton post et particulièrement dans le milieu que je fréquente actuellement les vieux ont régné en taxant de rebelle tous ceux qui ne pensaient pas comme eux. Beaucoup de jeunes sont partis ailleurs et la majorité des jeunes qui sont restés font la basse besogne et des tâches qui ne nécessitent même pas d'être un converti pour les assumer.
Quelle est donc la solution? S'il y'en a une.
J’ai souligné et mis en gras le mot clé de ce commentaire. Je vais reprendre point par point.
1-
Dans une assemblée locale (pour ne pas dire église), as-tu une solution qui pourrait aider les jeunes à sortir de ce cercle?
Rép. : Il serait injuste de dire que la solution vient unilatéralement des jeunes, puisque la plus grande responsabilité vient des dirigeants d’églises et de toutes les personnes qui croient que l’église locale leur appartient de droit.
-
Le but
Je propose que les jeunes se mobilisent et rencontre leur conseil d’église. Si l’église est dirigée par un seul pasteur/ancien, il faut demander à ce que le pasteur/ancien soit accompagné de plusieurs personnes d’influences dans l’église locale, mais aussi, de personne neutres, toujours de l’église locale. Les neutres, ce sont ceux qui acceptent le leadership de l’église, mais qui ne semble pas avoir d’objection à ce que les jeunes s’impliquent activement dans toutes les sphères ecclésiastiques.
Le but de cette mobilisation, c’est d’expliquer la situation et de la corriger. Personnellement, j’ai été directement impliqué dans ce genre de processus. Si vous n’êtes que deux ou trois, vous ne serez pas pris au sérieux. Il faut être une majorité de jeunes. Autrement dit, si vous êtes 100 jeunes dans une église de 400 personnes, il faudrait qu’il y ait au moins 20% des jeunes présents à ce genre de réunion, tout en ayant l’appui des 80 autres, avec signatures s’il le faut. Il n’est pas nécessaire dans ce cas que tous les jeunes soient présents. Ça fait trop de monde, à moins d’être dans une église de moins de 120 personnes.
Sur les 20 jeunes présents, il faut qu’il y ait 4-5 personnes désignées pour êtres les « haut-parleurs », les représentants des jeunes qui s’adresseront et répondront « aux vieux ». Les autres dans cette réunion sont ceux qui supporteront les représentants, prenant à l’occasion la parole.
- Méthodologie :
Il faut être très bien préparé pour ce genre de rencontre, sinon, vous ne serez pas pris au sérieux :
- Expliquer la problématique sur papier, avec des points précis
• Les griefs, de manière précise et non accusatrice
• Recherche méticuleuse, mais résumé avec clarté, toujours par écrit
• Distribuer vos idées et recherches aux représentants des « vieux », vous assurant que chacun de vos supporteurs possèdent le document, afin qu’ils puissent suivre le déroulement avec davantage de facilité, mais aussi, afin qu’ils puissent êtres très bien préparés à réagir. Idéalement, il est préférable que les représentants des jeunes s’entretiennent déjà à quelques reprises avec les représentants ecclésiastiques et leur fassent part de leur document, afin que les ecclésiastes aient aussi le temps de se préparer, afin de ne pas être pris par surprise, car dans ce cas, ils ne pourront pas avoir de réponse mieux réfléchie à fournir et ce n’est pas dans votre intérêt.
• Proposer une rencontre cordiale entre jeunes et vieux
• Ne pas considérer les « vieux » comme des ennemis, mais comme des Co-ouvriers, afin qu’ils reconnaissent votre bonne volonté.
• Choisir ses mots : au lieu de « mépris », j’utiliserais « manque de considération ». Cela fait plus sérieux et moins accusateurs.
• Plus vous allez vous montrer préparés, que vous maîtrisez très bien votre « dossier » et que vous exprimez clairement, de manière succincte et directe vos propos, plus vous obtiendrez la considération des plus âgés. Il faut toujours demeurer circonspect.
Personnellement, j’ai des propositions de réforme d’église pour aider les jeunes, mais on ne réforme pas une église de l’intérieur si nous agissons comme des belligérants. On réforme en association et le processus prend beaucoup de temps dans la majorité des cas.
Dans les églises, une réforme ecclésiastique doit être faite, afin :
-
d’éviter les abus d’autorité : les décisions ne proviennent pas d’un clergé, mais de l’ensemble des croyants. La bonne marche d’une église n’est pas strictement réservée à une élite, mais à l’église.
-
d’éviter la hiérarchisation : ressembler au modèle ecclésiastique voulu par la tête dirigeante, Christ. Les églises fonctionnent avec un pasteur et des hommes de 2ième classe qui le supporte. Cela peut provoquer une hiérarchie où rien ne peut être fait sans l’accord de ce dernier. Les chrétiens sont libérés du joug, mais on a tendance à leur imposer un joug interne qui n’a pas lieu d’être. Le Saint-Esprit se répand sur tous les croyants, pas juste un homme. Être pasteur ne lui confère pas d’onction ni de privilège spécial dans le N-T. Ce sont les hommes qui, au travers les siècles, ont conféré un statut spécial à une personne qu’on a nommé « curé », « évêché » ou « pasteur ». Cela concordait avec la vision du moyen-âge, mais pas avec le N-T. Aujourd’hui, nous devons poursuivre cette réforme et la rendre au mieux que possible et conforme à la volonté du N-T (Tite; 2Tm.3).
Toutefois, une réforme ne se fait pas aussi facilement et tout seul. Il est préférable de chercher des collaborateurs pour agi en ce sens. Il faut toujours êtres méticuleusement préparés pour exprimer ses idées à des personnes influentes, mais aussi aux masses. Et puis, il faut gagner une bataille à la fois. Dans le cas des jeunes, c’est de gagner leur place dans l’église et qu’ils soient considérés comme faisant partie intégrante de la direction que prendra leur assemblée locale.
Lorsque des jeunes arrivent à gagner la crédibilité de la majorité, ils peuvent justifier certains changements dans leur église. Par exemple, la prédication : au lieu de prêcher et de bourrer le crâne pendant 45-60 minutes des gens dans la salle, pourquoi ne pas avoir ce temps pour faire un enseignement interactif? C’est bien plus facile de garder les gens concentrés sur l’enseignement et puis, on donne enfin un droit de parole aux membres, malgré tous les risques que cela peut encourir. Mais la liberté de don est très peu mis en valeur dans nos assemblées, ce sont toujours les mêmes qui se prévalent d’un droit puissant qui leur confère toute notoriété et qui les exempt de tout soupçon lorsqu’ils font de quoi de mal et de répréhensible : le droit de parole. Quand ce droit est partagé, la hiérarchisation s’effrite, les dons sont plus mis en valeur et on apprend à connaître les gens. Ce n’est qu’une suggestion. Ça peut se faire autrement que ce que je propose, il ne faut jamais se limiter.
Mais pour arriver à exercer des changements, il faut :
- être méticuleusement bien préparé et avoir des appuis scripturaires ou de gros bon sens.
- être patient et accepter que les changements puissent prendre des années.
- être circonspect
- être clair
- chercher à agir en collaborateur et non en opposition
- ne pas chercher à tout chambarder, mais y aller un changement à la fois
- ne pas rechercher une position d’autorité, mais de chercher à agir dans un groupe de collaborateurs, jeunes et vieux.
2-
Je suis à 100% d'accord avec ton post et particulièrement dans le milieu que je fréquente actuellement les vieux ont régné en taxant de rebelle tous ceux qui ne pensaient pas comme eux.
Rép. : Dans un cas comme ça, on peut parler d’un esprit sectaire. Je ne qualifie pas l’église dont tu parles de « sectaire », mais d’un esprit sectaire, nuance. Dans ce genre de milieux, on a peur du changement ou d’avoir peur de ce que j’appelle les « 3 C » et je m’explique :
1-
Caractère : conforme à ce que Paul demande à un jeune comme Timothée dans le verset que je vous ai partagé en haut complètement :
• Un exemple pour les croyants dans
- les paroles
- la conduite
- l’amour
- la foi
- pureté
2-
Compétences : Ce n’est pas simplement « savoir faire », mais bien plus concernant la « fidélité », voici des versets intéressants :
Luc 12.42- 44 Quel est donc le serviteur fidèle et intelligent ? En voici un que son maître va charger de veiller sur la maison et de donner aux autres serviteurs leur part de nourriture au moment voulu. Heureux ce serviteur si le maître, à son retour chez lui, le trouve occupé à ce travail ! Je vous le déclare, c’est la vérité : le maître lui confiera la charge de tous ses biens.
Et puis, il faut d’abord que les jeunes agissent ainsi :
Luc 19.17 Le roi lui dit : C’est bien, bon serviteur ; puisque tu as été fidèle dans de petites choses, je te nomme gouverneur de dix villes.
Pour se voir confier de grandes responsabilités, il faut prouver sa fidélité dans les petites. Je ne parle pas de laver les toilettes (quoi que cela peut très bien être une tâche qui prouve la fidélité), mais de tâches comme enseigner les jeunes à l’école du dimanche (ce n’est qu’un exemple). C’est de cette façon qu’on se bâtit une crédibilité.
Le mot « compétence » rime avec « savoir-faire » dans la vie courante. Toutefois, dans l’église pour notre Seigneur (je parle de Dieu et non de ceux qui se pensent Seigneur dans leurs fonctions ecclésiastiques), c’est la fidélité qui répond le mieux à la compétence.
3-
Connaissances : La connaissance de Dieu et non simplement la connaissance des choses concernant Dieu. Méditer sur la personne de Dieu, s’adresser à lui comme une personne avec qui on converse.
Ces 3 « C » que les jeunes possèderaient peuvent faire peur aux plus vieux, car ils menacent leur position qu’ils croyaient acquise. Le dynamisme de la jeunesse peut faire refléter aux plus vieux leur inaction et leur relâchement. Souvent, ce qui se produit, c’est que les plus vieux se confortent dans de vielles habitudes et croient que leur place est acquise. Ce ne sont plus le caractère exemplaire, ni les connaissances, ni les compétences qui fait que ces hommes et ces femmes d’un certain âge (que ce soit 45-50-60 ou plus) qui leur confère les positions clés dans l’église, mais une fausse croyance de droit acquis, parce qu’ils ont établit leur pouvoir et leur droit de veto, comme s’ils avaient des droits juridiques dans l’assemblée locale. Plusieurs agissent comme s’ils avaient une autorité légale et qu’ils étaient en droit d’accepter ou non une personne dans une fonction. Plusieurs d’entre eux agissent d’une manière arbitraire, parce qu’ils se sont forgés une fausse croyance de droits acquis, comme si leur position leur appartenait. Ils ne réalisent plus qu’ils furent privilégiés de servir Dieu. Ils croient, au contraire, que c’est un privilège pour les membres de l’élise de les avoir à cette position. Ils se croient donc indispensables et ont cette fâcheuse tendance à rendre coupable tous ceux qui menaceraient, par des idées nouvelles, leur position devenue dictatoriale.
Quel danger pour une église lorsqu’un ou plusieurs dirigeants ou des personnes d’influences dans l’église locale pensent qu’ils sont indispensables, voir même, croire qu’ils sont un privilège que Dieu fait à l’église. Ils ne réalisent plus que c’est le contraire. C’est-à-dire, que c’est Dieu qui leur a accordé un privilège en leur accordant le statut de « serviteurs ». Quel dommage que des personnes d’influences puissent croire qu’ils sont indispensables pour le bien de l’assemblée. Ils ne réalisent même plus que c’est Jésus la tête de l’église et que c’est lui qui est indispensable. Lorsque l’église tourne autour de ses dirigeants et de ses personnes d’influences, c’est qu’elle ne tourne plus autour de la tête, Christ. L’attention est portée sur l’égo de ces gens et non sur Christ. Les vrais dirigeants ne sont presque pas apparents dans une assemblée. Ils agissent toujours d’une manière désintéressée. Toutefois, ce n’est pas commun de rencontrer ce genre de dirigeants.
Les jeunes qui ne peuvent pas s’établir et trouver leur place dans l’église, c’est parce qu’ils sont confrontés à ce genre de problématique qui tenailles beaucoup d’églises locales. Toutefois, il est possible que certaines églises agissent en pensant que les jeunes ne sont pas intéressés à la vie d’église. Dans ce cas, ce sont aux jeunes à démontrer clairement leur intérêt avec la bonne attitude.
Je vais arrêter ici…
Publié le 05/10/2009 à 06:36 par unvoyageursurterre
Je place ici quelques avatars que j'aimerais afficher sur les diff.rents forum que je fréquente
Publié le 16/09/2009 à 19:29 par unvoyageursurterre
Les 4 aspects de l’équilibre
D’après
Luc.2.52
(BFC) Et Jésus grandissait, il progressait en sagesse et se rendait agréable à Dieu et aux hommes.
Ce verset semble banal, car il ne fait que relater brièvement la vie de Jésus avant son ministère. Toutefois, nous y trouvons 4 éléments fondamentaux pour l’équilibre de tout être humain. Analysons ces 4 aspects en les nommant par la lettre « S » :
Les 4 « S »
1- Stature : Jésus grandissait physiquement. La plupart des gens naissent sans aucun handicap physique et donc, progressent normalement. Il semble que ce fut le cas de Jésus.
•
Handicap Physique
Toutefois, toutes les personnes ne bénéficient pas de ce que nous considérons comme une normalité. D’autres personnes sont malheureusement réduites sur le plan physique. Plusieurs personnes naissent avec des handicaps plus ou moins importants. Alors que d’autres le sont accidentellement ou régressent au lieu de progresser normalement sur cet aspect. Notre physique peut jouer un rôle important sur l’estime et la valeur que se donne la personne handicapée comme la personne non handicapée.
•
Handicap par comparaison
Pour d’autres personnes, bien qu’elles n’aient pas d’handicap, elles se considèrent handicapées en se comparant à des personnes qui, d’après des standards bien subjectifs, auraient une apparence plus agréables qu’elles. Je connais des hommes qui sont très petits et ces derniers tentent de pallier à cet « handicap » par des comportements et des attitudes d’autorité. Il est remarquable de constater que bien des hommes de petites tailles occupent des postes élevés. Cela permet, selon la perception de ces hommes concernés par leur petite taille, de confirmer leur virilité d’hommes. Malheureusement, ça ne règle pas leur problème de perception. Avoir ou non un poste élevé ne les fera pas grandir pour autant. De même, les femmes qui ont un surplus de poids, selon les standards véhiculés par la société, se comparent avec des femmes qui correspondent à des critères se rapprochant de ceux qui sont subtilement exigés par la société. Celles-ci peuvent éprouver une grande tristesse, allant jusqu’à la dépression et parfois même, au suicide. Beaucoup de femmes se plaignent que les hommes en ont que pour les belles femmes minces, grandes, forte poitrine et des fesses bombées. Ces femmes peuvent se sentir diminuées physiquement et elles peuvent très bien considérer leur apparence physique comme un handicap à leur épanouissement, à leur bonheur.
•
Abus et violence physique
Certaines personnes subissent ou ont subi de la violence physique et sexuelle. Combien de jeunes enfants ont subi l’inceste et/ou la violence physique? Le nombre est toujours plus élevé que les chiffres des statistiques. Ce ne sont pas toutes les victimes qui dévoilent les abus dont ils furent les malheureuses victimes. Ces dernières peuvent avoir beaucoup de difficultés à apprivoiser leur corps d’une manière positive. L’image qu’elles ont d’elles-mêmes est souvent négative et certaines personnes vont même jusqu’à haïr qui elles sont. J’ai connu personnellement une fille qui s’automutilait parce que son beau-père lui faisait des remarques désobligeantes sur ses très petits seins (pour ne pas dire « absents »). Elle est arrivée chez moi, ensanglanté sur le haut du corps, cherchant un peu de réconfort. Plusieurs jeunes filles n’ayant même pas encore la majorité, se font « poser » de gros seins. Après avoir subi une jeunesse dans la violence, plusieurs jeunes hommes et jeunes femmes se tournent vers des solutions « palliatives », comme les drogues et l’alcool et même, vers la prostitution.
•
Remarques
Le problème est davantage lié à l’influence de notre environnement. Les personnes handicapées physiquement, tout comme celles considérant leur physique comme un handicap, ont à surmonter les préjugés des autres, mais encore plus, leur propre perception d’elles-mêmes. Si ces personnes arrivent à surmonter ce problème de perception, elles ne seront plus sous l’emprise des jugements faits plus ou moins subtilement par l’environnement.
Les jeunes hommes ont davantage de problèmes liés à la criminalité. La perception de la jeune fille et du jeune homme sont parfois très différentes après avoir subi les mêmes sévices : les jeunes filles ont tendance à se dévaloriser; à s’intérioriser, laissant supposer qu’elles sont coupables des agressions qu’elles ont subi. Les jeunes hommes ont tendance à rendre coupable le reste du monde pour les mêmes agressions et ils emploient la criminalité comme moyen de révolte, comme une sorte d’exutoire.
•
Conclusion
L’intégrité physique d’un individu peut jouer un rôle direct sur les autres facettes de l’équilibre. Une personne qui éprouve de la difficulté à accepter son handicap physique, tout comme celles qui n’acceptent pas leur physique ou encore, celles qui ont subi les violences ou le viol, risquent de présenter des difficultés dans les autres aspects de l’équilibre. Certaines personnes éprouveront des problèmes d’adaptation au niveau social, exprimant leurs blessures en s’isolant, en se révoltant contre la société ou éprouvant des difficultés à faire confiance à autrui.
Lorsqu’une personne arrive à surmonter ces difficultés ou qui a été épargnée des différents abus et les influences environnementales, elle arrivera plus facilement à trouver un équilibre dans les autres sphères de sa vie. Mais comme ce n’est pas le seul aspect et que chaque aspect de l’équilibre ne peut s’auto suffire, il faut regarder et comprendre quelles sont les implications de ces autres aspects qui forment un tout. Quelqu’un peut avoir un physique très agréable, avoir un passé sans violence, mais ne pas avoir d’estime d’elle-même. Je reviendrai avec le prochain aspect de l’équilibre, soit, la sagesse.
Prochains thèmes :
2- Sagesse : Jésus grandissait en sagesse
3- Spirituel : Jésus était agréable à Dieu
4- Social : Jésus était agréable aux hommes.
Publié le 11/09/2009 à 19:16 par unvoyageursurterre
Il y a un vieil adage qui dit ceci"
Qui ne dit mot conscent".
Je ne veux pas en faire une vérité absolue, toutefois, il est étrange qu'en tournant le dos à SEMBEQ de façon officielle et explicite, que ces gens ne verront pas l'utilité de répondre à ma lettre. Au contraire, ils ont tout intérêt, car je ne me résignerai pas. S'ils confessent leurs torts et qu'ils réparent les "pots cassés", je les laisserai en paix. Tant et aussi longtemps qu'ils endurciront leur coeur, ils ne seront jamais en paix, car je le leur rappelerai. Je n'ai pas l'intention d'agir de manière abusive envers eux. Autrement dit, je ne harcèlerai personne pour être entendu et écouté. Je désire le bien de chacun, mais pas au détriment de la vérité et de ce qui est juste.
Quand une personne ou un groupe de personnes ne vous répondent pas, ils vous disent dans leur silence "
Nous ne sommes pas intéressés". Ces gens sont découverts. Moins ils parlent, moins ils risquent de se contredire. De cette façon, ils ne se mettent pas les pieds dans les plats. Celui qui dénonce de véritables situations malfaisantes peut parler autant qu'il le désire, car jamais il ne sera prit au piège du mensonge. La seule difficulté cependant, c'est qu'il parlera probablement dans le vide, espérant du côté des accusés, que ce dernier se lassera et passera à autre chose. C'est vrai dans bien des cas.
Mais je tiens à rappeler aux gens de SEMBEQ que j'ai entamé ces démarches pour les mener à terme. Voilà trois ans que je réfléchi et que j'ai suffisament lu sur les problèmes d'abus spirituels dans nos églises évangéliques. Je ne vais pas me lasser. Je vais continuer à dénoncer ce type de dérive sectaire. Je prend l'exemple du monsieur qui a passé 14 ans à tenter de démontrer à la face du monde qu'il s'était fait anarquer par la puissante compagnie CINAR: ces derniers lui ont volé son idée, alors que sur nos ondes, il y a eu une émission de télé intitulé "Robinson sucroé". Cette série fut plagié sur l'idée de monsieur Claude Robinson et qui s'intitulait "Robinson curiosité".
Cet homme avait l'air de rien et personne ne le croyait. Sans relâche pendant 14 ans, il a continué à monter son dossier pour prouver d'abord qu'il est l'auteur de cette série. Un homme de rien contre un géant de la télé. Un homme à la longue barbe, presque l'air d'un itinérant que l'on rencontre sur la rue dans le centre-ville de Montréal, contre des hommes et des femmes minutieusement bien coiffés et vêtus de tailleurs haut-de-gammes pour les dames, tout comme les complets cravates des messieurs distingués dans leur apparence. Un homme qui ne donne pas l'impression d'être dangereux, contre des criminels en cravates. Un homme sans aucune crédibilité contre des gens reconnus et respectés dans le milieux cinématographique. Un homme qui n'a pas les apparences d'être rusé, contre une bande de requins flairant la bonne affaire en véritables opportunistes qu'ils sont.
Vous savez quoi? Tout seul, cet homme a réussi à faire tomber cette puissante société et faire condamner sévèrement les chefs de cette entreprise prestigieuse. Comment cela est-il possible? Deux choses :
1- La vérité est toujours cohérente en elle-même, alors que le mensonge fini par présenter ses lacunes et donc, son incohérence.
2- La persévérance du monsieur. Sans cette persévérance, la vérité dormirait étouffée sous la multitude de dossiers mensongers concernant monsieur Robinson.
À vous, qui êtes les responsables de SEMBEQ, aimeriez-vous que Dieu fasse en sorte qu'il se produise la même chose? Croyez-moi, je ne le souhaite pas. Je préfère toujours des solutions pacifiques et conviviales. Mais si vous ne faites rien, vous ne pourrez que vous en prendre qu'à vous. Ce n'est pas moi qui vous salirai. Vous le ferai vous-mêmes en dissimulant la vérité. Vous ne pourrez pas m'accuser de salissage, puisque je ne révèlerai que ce qui est vérifiable.
En ce moment, vous avez la possibilité de régler cette situation et faire en sorte que tous passent à autre chose, sans aucune difficulté. Pour la gloire du Seigneur que nous sommes censés avoir en commun, je vous demande, en toute simplicité de coeur, de chercher ce qui glorifierait le plus le Seigneur dans cette situation. Est-ce que de chercher à taire ce que vous savez sera à sa gloire? Ou bien, est-ce que de chercher à faire tout pour êtres en paix avec tous et chacun serait la meilleure solution (Ro.12.17)?
Mon coeur est bien disposé, malgré la virulence de certains propos que j'ai tenu à votre endroit. Le vôtre, où se situe-t-il?
J'attend...
Un rappel aux gens qui fréquentent mon blog :
Certains de mes commentaires ont scandalisés des chrétiens de l'association concernant SEMBEQ. J'ai reçu leurs griefs, dont un certain Richard m'a fait parvenir par courriel son commentaire et d'une manière dont je dois considérer. Il ne connaît pas mon histoire et donc, ne sait pas pourquoi j'ai pu formuler mes griefs envers SEMBEQ comme je l'ai fais.
Toutefois, je tiens à corriger mes propos au sujet de SEMBEQ alors que, plus loin dans le blog, j'ai considéré SEMBEQ comme une secte. Puisque cela choque certaines personnes, j'ai décidé d'utiliser "dérive sectaire" ou "tendance sectaire". La nuance peut sembler mince pour certains, mais elle est énorme. On peut très bien êtres chrétiens et êtres dans une dérive sectaire. Dans ce cas, on peut corriger la situation.
Donc, je corrigerai bientôt les articles que j'ai fais par le passé au sujet de SEMBEQ. Toutefois, il y a des églises dans l'association (une minorité), qui sont effectivement des sectes. J'ai fais partie d'une secte, une vraie. Ça, je ne changerai pas d'avis là-dessus parce que sur info-sectes, l'église en question possède TOUS les critères d'une secte.
De plus, en laissant tomber le mot "secte", je démontre que je cherche le dialogue et non un chisme. J'espère que les gens de SEMBEQ démontreront une volonté pour le dialogue.
Publié le 09/09/2009 à 19:54 par unvoyageursurterre
Lorsque j'ai contacté le secrétaire de SEMBEQ pour ne plus recevoir de publicité de leur association, ce dernier m'a répondu aussitôt pour me témoigner de sa tristesse. Je connais cet homme personnellement et il a la réputation pour parler comme un politicien. Personnellement, j'ai toujours apprécié cet individu de façon assez bonne. Mon opinion a toujours été assez bonne concernant cet homme, mis à part un évènement que je ne raconterai pas ici pour l'instant.
Le premier septembre, je lui ai envoyé la lettre qui dénonce le pasteur verreux, une bonne connaissance du secrétaire de l'Association. Nous sommes le 9 septembre et il ne m'a toujours pas répondu. Simple coïncidence, peut-être. Enfin, je lui donne le bénéfice du doute pour le moment. Si je n'ai pas de réponse le 8 octobre 2009, je devrai donc en conclure que ses paroles ne sont pas sincères. Ma femme n'a jamais cru cet homme, comme la plupart de mes amis dans l'église. Mais de mon côté j'espère et je veux croire en la bonne foi de cet homme. S'il répond à ma lettre, j'en serai réjouis et je suis disposé à changer certaines perceptions que j'ai au sujet de SEMBEQ. S'il ignore ma requête, je devrai donc conclure que j'avais raison de percevoir ce que j'ai toujours cru être une malheureuse vérité à leur sujet.
La balle est donc dans leur camp. S'il n'y a aucun développement, aucune nouvelle, ni aucune réponse de la part d'un des dirigeants, je devrai passer à l'étape suivante, c'est-à-dire, révéler les griefs à d'autres gens de l'association. Mon but est de régler la situation avec le moins de personnes possibles impliqués. Est-ce possible? Ça va dépendre des gens concernés.
Il importe de mettre fin aux abus spirituels dans les assemblées qui profitent du fait qu'elles ne sont pas considérées comme des sectes. Toutefois, ces églises ont davantage de possibilités d'agir de manière plus hypocrites que les sectes avérées, car elles se soustrait du regard d'info-sectes et ainsi, abusent de la confiance qu'on leur porte. Toutes les églises ne sont pas ainsi. C'est du cas par cas. Cependant, SEMBEQ a le loisir de protéger autant les bons que les mauvais bergers. C'est ça qui est un peu inquiétant.
N'oublions pas que ce sont toujours les rapporteurs de mauvaises choses qu'on ne croit pas ou que l'on repousse. Je ne suis ni prophète ni devin, mais je sais que, tout comme les prophètes de l'Ancien Testament ont subi de la part de leurs contemporains, ceux qui annoncent les mauvaises choses, ne reçoivent habituellement peu d'attention.
Ce qui m'importe, c'est qu'à l'avenir, les victimes d'abus spirituels puissent avoir des recours, du suivi, de l'aide et une manière adaptée à elles pour reprendre une vie normale, tant sur le plan psychologique, professionnel que spirituel. Pour que cela se réalise, il faudrait, entre autre, que tous soient conscient de ce problème dans nos assemblées. Il faut aussi arrêter de croire que parce que nous sommes dans une église évangélique, aussi dynamique qu'elle puisse être, que nous sommes à l'épreuve des dérapages.
L'abus spirituel est fait presque toujours de manière subtile, par des gens qu'on ne soupçonnerait pas.
Publié le 09/09/2009 à 05:36 par unvoyageursurterre
Je leur ai envoyé une lettre dernièrement qui témoigne d'un des pasteur aux agissements plus que douteux dans une église de Montréal, alors que je m'y retrouvais. Ce pasteur me donne la vive impression d'être d'un faux berger, mais son habile manipulation a soit leurré tout le monde, soit que les gens de SEMBEQ ne le connaisse pas sous son vrai jour.
Quoi qu'il en soit : si les dirigeants de SEMBEQ ne réagissent pas à la lettre qui dénoncent des agissements ignobles, je devrai aller plus loin dans mes démarches. La prochaine consiste à envoyer les dénonciations à tous mes contacts qui sont dans l'association d'églises.
Les abus spirituels doivent cesser.
Si les dirigeants de SEMBEQ ne réagissent pas, ils devront assumer que leur réputation soit entaché, car bientôt, je livrerai mes témoignages dans un livre qui paraîtra d'ici deux à trois ans si personne dans les "hautes sphères" ne daignent répondre aux griefs.
Je ne désire pas les brusquer et leur laisser 5 semaines, à partir du moment où le secrétaire de SEMBEQ a reçu la lettre par courriel avant de réagir, tout ça afin qu'ils ne fasse rien par intérêt, mais par volontariat. Si le coeur de ces gens est touché, ils désireront arranger les choses de façon convenable et pour que le Seigneur soit glorifier à travers un processus de réconciliation. Dans le cas contraire, je devrai aller à l'étape suivante.
Présentement, ils sont avertis.
Publié le 08/08/2009 à 20:50 par unvoyageursurterre
Sembeq : Dangereux?
[i]Evelyne le 07/08/2009
Bonjour,
J'aimerais savoir si la SEMBEQ est totalement affiliés à toutes les Église Baptiste car j'ai un membre de ma famille proche qui est dans cette ''religion''. Est-ce dangereux vraiment???[/i]
Premièrement, il y a deux grosses associations d'églises baptistes au Québec et SEMBEQ est affilié avec l'association d'églises baptistes du Québec. L'autre étant "l'union des églises baptiste du Québec". Les deux associations ne se courtisent pas vraiment et sont indépendantes l'une de l'autre. L'union a sa propre université : Université Acadia, situé sur la rue Sherbrooke à Montréal, coin Papineau et elle est reconnue par le ministère de l'éducation du Québec. Les étudiants ont droits aux Prêts et Bourses, comme dans toutes les autres universités au Québec. Acadia n'est en fait qu'un pavillon de la "maison mère" qui se situe au Nouveau-Brunswick.
Personnellement, je recommande cette institution que j'ai moi-même fréquenté. On ressent beaucoup moins le crédo "baptiste" qu'à SEMBEQ, puisque cette institution se veut multidénominationnelle. Ce qui veut dire que des chrétiens de plusieurs milieux et diverses façons d'exprimer et de vivre leur foi peuvent y aller. La seule chose que je reproche à cette institution, c'est leur comité de sélection. Ils sont très stricte et très élitiste. N'entre pas qui veut!
Maintenant, pour ce qui est de SEMBEQ, ce n'est pas une université reconnu au Québec. Cette institution fait les choses à sa manière et donc, aucun suivi de la part du ministère de l'éducation. Elle peut enseigner n'importe quoi à ses étudiants et personne ne peut dire quoi que ce soit, puisque cette institution se gère d'elle-même, par des dons des églises qui soutiennent SEMBEQ et par des dons extérieurs provenant des États-Unis. Donc, aucun droit de regard sur ce qui s'enseigne.
SEMBEQ est typiquement baptiste et cette institution a des relations avec les baptistes du sud des États-Unis. Notamment, John MacArthur, qui est une sommité dans le milieux baptiste en Amérique. Personnellement, je possède beaucoup d'ouvrages de cet homme. Son enseignement n'est pas mal, mais il est fortement teinté par la culture de la droite américaine qui est très majoritairement évangélique. D'ailleurs, ici dans ma ville (Laval), il y a un magasin qui est tenu par des chrétiens que je connais personnellement et qui se nomme "Grace to you". Enfin, aux dernières nouvelles ce magasin existait, mais comme je ne suis plus en contact avec les baptistes, je ne peux affirmer si il existe encore.
SEMBEQ est très imprégné par la culture baptiste américaine et quelques enseignants des états-unis viennent donner des cours intensif aux étudiants de SEMBEQ. Toutefois, la plupart des enseignants sont des pasteurs de l'association d'églises. Plusieurs n'ont pas ou aucune compétences pédagogiques ou pas de diplôme pour enseigner aux étudiants. Le diplôme de SEMBEQ n'a de valeur que dans leur institution. On ne peut rien faire avec un diplôme SEMBEQ. On peut faire créditer les cours dans une autre université que si les cours furent donné par des enseignants reconnus par le Ministère de l'éducation du Québec. Et c'est justement ça le problème, car peu d'entre eux ont des compétences reconnues.
Cette institution enseigne la Bible de manière baptiste, mais je n'entrerai pas dans les détails de leur enseignement, car il s'agit d'une interprétation comme n'importe quelle autre interprétation biblique.
Maintenant, à vous de décider si c'est dangereux ou non.
Personnellement, je crois qu'on peut déceler des dangers, sans toutefois dire que SEMBEQ est dangereux. Pour y avoir été, je constate que leur façon d'interpréter est très limitée et sectaire. SEMBEQ désire que tous ses étudiants se conforment à leur pensée et leurs doctrines. SEMBEQ ne développe pas beaucoup l'esprit critique de ses étudiants. C'est davantage du bourrage de crâne. De plus, SEMBEQ désirent former ce qu'ils appellent "100 ouvriers pour 100 nouvelles églises". Dans leur programme de formation, les étudiants deviennent des émules de l'enseignant. Ils ont tous le même enseignement, aucune variété dans la manière d'apprendre ou d'interprétations variées. Il vont tous penser pareille. Ce qui fera que l'enseignement dans les églises sera "monocrome" (une seule couleur). Personne dans les assemblées ne pourra contester l'enseignement, puisque tout autour d'eux leur fera dire qu'ils sont dans le tort. Tout le monde dans l'association pensera de la même façon.
C'est ça le grand danger!